Paris Métropole, assemblée informelle, a été créée en 2006 à l’initiative de Bertrand Delanoë. L’idée initiale était de rompre l’isolement de Paris et de mieux collaborer avec les villes voisines de la capitale.
Syndicat mixte d’études (juin 2009), Paris Métropole repose sur une démarche de coopération entre collectivités d’Île-de-France de différents échelons : communes, intercommunalités, départements, région. L’adhésion est ouverte aux collectivités de la région qui le souhaitent.
Paris Métropole n’est pas une nouvelle collectivité, il s’agit d’une structure qui permet de poursuivre les travaux d’échange et d’études engagés auparavant par la Conférence métropolitaine initiée en 2006.
Aujourd’hui, l’échelle n’est plus la même. Paris Métropole représente plus de 8 millions d’habitants et 169 collectivités d’Ile-de-France de toutes orientations politiques. Cet été, de nombreuses collectivités de droite l’ont intégré, et le maire de Nogent, dans le Val-de-Marne, Jacques J.-P. Martin, UMP, vient d’en être désigné président.
Quelles pourront être les missions de cette assemblée ?
Un premier dossier va s’imposer rapidement, puisque Paris Métropole va devoir s’exprimer, à la suite d’amendements déposés au Sénat, dans le cadre du débat public sur les deux projets de transport en commun du Grand Paris.
Par la suite, « tous les domaines sont ouverts, nous avons des groupes de travail sur de nombreux enjeux » dit Pierre Mansat, qui a mis en place Paris Métropole.
Mais plus précisément, de quelles nouvelles compétences pourra bientôt être dotée cette nouvelle instance dans laquelle « on peut enfin parler ensemble sans la pression de l’appartenance politique » ?
Logement ? Fiscalité ? Meilleur partage des richesses entre les territoires riches (Hauts-de-Seine par exemple) et les autres ? Faire par exemple en sorte qu’aucune collectivité n’ait moins de 75% de la moyenne régionale des ressources financières par habitant, alors qu’aujourd’hui en Ile-de-France, le rapport peut être de 1 à 7 ? Une nouvelle redistribution, viable, plus équilibrée et mieux répartie des ressources. Un peu ce que fit l’Europe vis-à-vis des pays partenaires.
Dans un premier temps, la première mission, plus prudente, dévolue à Paris-Métropole semble être « d’apprendre à se connaître, à travailler ensemble, à réfléchir (…). Il ne faut pas brusquer les choses. » selon Patrick Ollier, député-maire UMP de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
À suivre…
André Balbo
sources : Paris Métropole, Le Parisien, Wikipédia

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