L’homme d’affaires Vincent Bolloré, déjà propriétaire d’un groupe de médias, a déclaré mardi 31 août : « Le Parisien est évidemment une opportunité extrêmement intéressante, car c’est un très grand journal. (…) C’est une opportunité qui pose un certain nombre de problèmes pour un groupe comme le nôtre, qui débute dans les médias (…), mais ça ne veut ni dire qu’on va le faire, ni dire qu’on ne va pas le faire. »
Selon des estimations divergentes, la valeur du groupe serait estimée entre 80 et 200M€.
Dans le bal des quelques prétendants figure bien le fonds d’investissements Fondations Capital, mais il semblerait que la presse ne soit pas a priori un secteur offrant une rentabilité suffisante pour un tel type d’investisseur. Du moins direct.
En revanche, le groupe de Vincent Bolloré, a fortiori si des synergies pouvaient être trouvées avec d’autres de ses titres, pourrait se montrer plus déterminé.
Reste à connaître la position de Lagardère, déjà actionnaire à 25% d’Amaury. Il s’était posé en juin comme « acheteur de tout ou partie » du groupe, précisant toutefois qu’il « sortirait du capital si l’actionnaire majoritaire ne souhaitait pas vendre ».
Alors que Marie-Odile Amaury, actionnaire principale du groupe, n’avait demandé à la banque Rothschild dans un premier temps de n’étudier qu’un « adossement partiel » du quotidien Le Parisien, il semblerait qu’il soit désormais question d’une cession du groupe Le Parisien / Aujourd’hui en France dans son ensemble, titres, imprimerie et société de distribution.
André Balbo
Source : Le Monde

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