La bibliothèque du deuxième arrondissement de Paris porte, depuis janvier 2008, le nom de Charlotte Delbo.
Qui était-elle ?
Charlotte Delbo est une femme de lettres française, née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine et morte le 1er mars 1985 à Paris.
En 1932, elle adhère aux Jeunesses communistes puis rencontre en 1934 Georges Dudach, qu’elle épouse.
En 1937, elle devient la secrétaire de Louis Jouvet au théâtre de l’Athénée.
Elle part avec la troupe en mai 1941 pour une tournée en Argentine sous l’égide du gouvernement de Vichy.
Quand elle apprend en septembre 1941, la mort d’André Woog, un jeune architecte de leurs amis, elle décide de rejoindre son mari en France et entre immédiatement dans la Résistance en rejoignant le groupe Politzer.
Tous deux participent activement à la rédaction des Lettres françaises, revue littéraire clandestine initiée par Jacques Decour. Le 2 mars 1942, Charlotte et Georges sont arrêtés. Celui-ci sera fusillé le 23 mai 1942 au Mont Valérien à l’âge de 28 ans. Le même jour, Charlotte Delbo quittait le camp de Compiègne au sein d’un convoi de 230 femmes. Après un an à Auschwitz-Birkenau, puis quinze mois à Ravensbrück, elle sera libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945. Elle est l’une des 49 rescapées du "convoi des 230", ces femmes déportées dont elle racontera le destin dans ses écrits.
Après la guerre, Charlotte Delbo travaille pour l’ONU puis, à partir de 1960, au CNRS, auprès du philosophe Henri Lefebvre. Elle écrit, elle témoigne de ce qu’elle a vécu dans des récits, des pièces de théâtre et des poèmes, et compose une œuvre parmi les plus fortes et les plus marquantes autour de la déportation.

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