Avec les systèmes de sécurité toujours plus poussé des voitures récentes, le car-jacking perd un peu de son attrait chez les malfrats. Mais comme au temps du far-west, les bandits ne sont jamais à court d’idées pour soutirer de l’argent quand l’envie leur prend.
La nouvelle méthode à la mode implique d’avantage de sang-froid et d’organisation de la part des racketteurs. Tout commence dans un parking souterrain : un petit groupe de malfrats cagoulés repèrent une grosse cylindrée rutilante, synonyme de propriétaire au compte en banque bien fourni. Hors de la voiture, le conducteur est menacé, enlevé et enfermé dans son propre coffre. Là, il révèle en général son code de carte de crédit avant de partir dans une virée à Paris ou en proche banlieue, enfermé dans le coffre pendant que ceux qui l’ont enlevé conduisent sa voiture et vident son compte. Au bout de quelques heures, l’homme est abandonné dans une rue anonyme de banlieue, allégé de quelques milliers d’euros.
La méthode a fait ses preuves : déjà trois agressions de ce type ont été répertoriées par la préfecture de Police de Paris, la première ayant eu lieu le 11 juillet dans le 12e arrondissement et la dernière le 20 août dans le 16e. Au Parisien, un haut fonctionnaire explique que « c’est une technique quasi imparable, à moins de se trouver à proximité des lieux des faits pour pouvoir intervenir aussitôt ou d’être alerté très vite par des témoins de la scène ».
Surtout, la méthode dénote que les malfrats ont de moins en moins peur des conséquences de leurs gestes : du point de vue pénal, une séquestration peut coûter très cher.

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