L’Association française des fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’aide à la conduite (AFFTAC), a annoncé, ce mercredi 18 mai, lors de la mobilisation au 19 de l’avenue de la Grande Armée, que les entreprises fabricantes d’avertisseurs de radar comptent poursuivre le mouvement dans toute la France à partir du 2 juin.
Plus d’un million d’utilisateurs ont signé la pétition destinée au Premier ministre contre la décision du gouvernement d’interdire l’utilisation des détecteurs de radars.
« Taxis, routiers et automobilistes sont tous concernés par cette mesure. Je les invite à bloquer les routes dès le 2 juin » a clamé le PDG de Coyote, Fabien Pierlot, devant la foule.
Avec le soutien de la Fédération Française des Motards en Colère et de l’association 40 millions d’automobilistes, la mobilisation risque de peser très lourd.
L’Afftac demande aux automobilistes de « bloquer toutes les routes en France et plus particulièrement en région parisienne », a précisé Fabien Pierlot.
« Entre 2000 et 2500 emplois sont en danger si nous perdons le marché français », accuse Fabien Pierlot en martelant que l’interdiction des avertisseurs de radars est une mesure « injuste et aveugle ».
« Nos technologies sont des aides à la conduite. Les études prouvent qu’elles n’augmentent pas les accidents. Je suis même en mesure d’affirmer qu’elles contribuent à rendre nos routes plus sûres. Les premiers facteurs d’accident restent la somnolence au volant et l’alcool. Or nos appareils permettent d’éviter cette somnolence au volant et de prévenir les conducteurs des zones à risque, bouchons et autres accidents ».
De son côté, le gouvernement est bien décidé à ne pas faire marche arrière.
Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a affirmé mercredi qu’il n’était pas question pour le gouvernement de renoncer à supprimer les panneaux prévenant de la présence de radars fixes, à l’issue d’une réunion à l’Assemblée avec les députés UMP en colère.
Une centaine de députés UMP avaient rendez-vous avec le ministre de l’Intérieur pour lui faire part de leur mécontentement au sujet de certaines mesures prises la semaine passée en Comité interministériel pour renforcer la sécurité routière, notamment en ce qui concerne la suppression des panneaux prévenant de la présence de radars fixes et l’interdiction programmée des avertisseurs de radars.
« La décision, c’est bien d’enlever les panneaux ! Elle n’est absolument pas remise en cause », a reconnu Claude Guéant à la presse après avoir reçu les élus de la majorité.
« Le gouvernement ne reviendra pas non plus sur l’interdiction des avertisseurs de radars », a insisté M. Guéant
« Il ne s’agit pas d’embêter les gens » avec ces mesures mais de lutter contre l’insécurité routière », a affirmé le ministre de l’Intérieur.
« On est foutus ! Vos mesures, c’est une catastrophe électorale. Avec ça, on a perdu les élections », a lâché, au cours de réunion à huis clos, Jean Auclair, selon des participants.
« Le plus important, c’est la sécurité routière. Après, que certaines mesures puissent être adaptées, ce qui a été évoqué dans la majorité, je pense que c’est ce qui va se passer », a espéré mercredi sur France Info Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale.
Un peu plus tôt, à la sortie du conseil des ministres, François Baroin, le porte-parole du gouvernement avait rappelé la politique gouvernementale sur fond de très mauvais chiffres de la sécurité routière.
« Le gouvernement ne s’éloignera pas de cette ligne. Il est absolument déterminé à prendre les mesures nécessaires et adaptées pour corriger ce qu’on a constaté ces dernières semaines, c’est-à-dire une augmentation inacceptable du nombre de morts sur les routes », a insisté le ministre du Budget.
Source : Auto buzz, le Parisien, 20 minutes, TF1

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