Le mouvement pour la défense de l’hôpital public, qui rassemble des médecins et des infirmiers, est en plein essor. « Nous avons franchi la barre des 1 000 médecins qui veulent démissionner de leurs fonctions administratives à l’hôpital si le gouvernement ne modifie pas en profondeur son projet, indique le professeur Grimaldi, chef de service à La Pitié-Salpétrière. On est choqués par la brutalité de ces réformes. L’hôpital public est fragile, il est fait pour toute la population et remplit des missions essentielles. Or c’est la logique comptable qui domine, et des services vont être fermés car ils ne sont pas jugés assez rentables. »
Nicolas Sarkozy, voulant éteindre l’incendie de la contestation qui gagne l’hôpital, avait invité discrètement à déjeuner mercredi 13 janvier 14 grands médecins membres du Mouvement de défense de l’hôpital public.
Les invités se sont étonnés de ne pas voir à ce déjeuner le nouveau directeur de l’agence régionale de santé d’IdF Claude Évin, ni le directeur de l’Assistance publique Benoît Leclercq.
Des propositions auraient été annoncées par le président dans un délai de 6 semaines. L’impression qui demeure est que le ministère de la Santé aurait initié sa réforme à la hache, ce qui fait qu’aujourd’hui les relations sont forcément tendues entre les médecins et Roselyne Bachelot. Le mouvement de contestation qui enfle est lié aux annonces de 1 000 suppressions de postes en 2010 à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et à d’autres menaces de réductions de coûts qui planent sur de nombreux hôpitaux de province.
André Balbo
Sources : Le Parisien

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