L’image donnée sur France Inter est même celle de deux trains lancés à pleine vitesse et roulant parallèlement. Tout le monde sait bien que l’on court à la catastrophe. Mais pour qui ? Quel est le train qui sortira le premier de ses rails ? De quel côté ? Entraînera-t-il l’autre ? Qui seront au bout les dindons de la farce ? Le gouvernement ou les syndicats ? L’économie, l’emploi, ou les retraites ? Patience. Encore un peu de temps et vous saurez.
Poursuite donc le 13 octobre de certaines des grèves contre la réforme des retraites, notamment dans les transports et l’énergie. Il est vrai que le gouvernement avait réaffirmé qu’il ne modifierait pas les principales lignes de son projet.
Les sondages traduisant le soutien massif de l’opinion sur le sujet, les syndicats n’excluent plus que le mouvement puisse s’étendre au minimum jusqu’au week-end.
La direction de la RATP faisait toutefois savoir au lendemain de la journée nationale d’action que le trafic était redevenu presque normal aussi bien pour le métro que pour le RER.
A la SNCF, les assemblées générales de cheminots du 12/10 avaient toutes reconduit la grève pour le lendemain, et il est certain que le succès remarqué des manifestations ne pouvaient qu’encourager à la poursuite du mouvement.
Pour Bruno Duchemin, secrétaire général de la Fgaac-CFDT : « Le tournant du mouvement interviendra jeudi ou vendredi. Si les arrêts de travail sont reconduits, il y aura la grève jusqu’à lundi. Si on passe le week-end, on n’arrête plus ».
Dans le secteur pétrolier, et notamment du fait des actions dans les raffineries, se pose déjà la question d’un risque de pénurie prochaine de carburant dans les stations-service, puisque les six raffineries du groupe Total étaient encore en grève le 13/10 au matin, que les 6 autres envisageaient de se joindre au mouvement, et que les grévistes étaient déterminés à bloquer toutes les expéditions.
Le port pétrolier de Marseille, qui approvisionne le Sud de la France, entame son 17e jour de grève.
Le ministre du Travail Eric Woerth a de son côté pensé à mettre un peu d’huile sur le feu en excluant sur RTL d’importants aménagements de la réforme au Sénat : « L’équilibre général de la réforme, il est maintenant construit. »
Le 12 octobre, 360 lycées avaient été plus ou moins concernés par la journée d’action pendant laquelle la participation des lycéens avait été remarquée.
André Balbo
Sources : France Inter, Le Monde, RTL

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