Le dernier sondage sur les prochaines élections régionales a été réalisé par l’institut TNS-Sofres/logica pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter, début février, sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes.
À 6 semaines du scrutin, le bloc UMP-NC-CPNT-MPF serait crédité, au 1er tour, de 30% des intentions de vote ; celles du PS de 28% ; Europe Ecologie de 13% (un peu inférieur à ses 16,3% des européennes) ; le FN de 8,5% ; le Front de gauche aurait 6% ; le MoDem seulement 4% (forte évaporation des électeurs par rapport à 2009, 15% préférant voter PS, et 20% UMP) ; le NPA se tasserait à 3,5% ; LO serait immobile à 3% ; Divers droite à 1%.
L’addition des intentions de vote UMP, FN et divers droite plafonnerait à 39,5%.
Le FN reculerait d’un point par rapport à son score européen de juin 2009, et de plus de 6% par rapport aux régionales de 2004, où il avait pu imposer des triangulaires dans 17 régions.
Le MoDem, pénalisé par son faible ancrage dans les régions, perdrait la moitié des voix du scrutin de juin 2009 (4% au lieu de 8,4%).
Pour Europe Écologie, 44% seulement de ses électeurs de juin se diraient décidés à rester dans ce couloir le 14 mars : 30% d’entre eux sont prêts à donner, cette fois, leur voix au PS.
A l’inverse, l’électorat du PS aux européennes apparaît comme le plus stable (82% de report), devant celui de l’UMP (76%) et l’électorat de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 (71%).
Traditionnellement les élections régionales ne passionnent pas beaucoup les Français, a fortiori lorsqu’ils sont jeunes, de sexe féminin, plutôt à gauche et faiblement qualifiés. Pour Carine Marcé, de TNS- Sofres : « Ce vote en faveur de la gauche est d’un niveau exceptionnellement élevé, et 59% des personnes interrogées se déclarent déjà sûres de leur choix, ce qui est plutôt un bon score. »
Le désintérêt (55% en moyenne) atteint 76% chez les 18-34 ans, et 61% chez les 35-49 ans. Il est aussi très important (68%) chez les électeurs potentiels d’Europe Écologie.
Globalement l’enjeu local prime (52%), particulièrement chez les électeurs des deux principaux partis, le PS (58%) et l’UMP (52%). Les autres personnes interrogées ont davantage l’intention, pour se déterminer, de tenir compte de la situation du pays.
Les bilans des conseils régionaux sont néanmoins jugés favorablement par 69% des personnes interrogées, y compris au sein de l’UMP (70%), alors que les équipes sortantes sont presque toutes (20/22) à majorité de gauche.
48% des sondés n’ont pas l’intention d’exprimer un « vote sanction » à l’égard du gouvernement actuel et de l’action de Nicolas Sarkozy. Ce qui, pour Carine Marcé « signifie que le scrutin régional est, dans l’esprit des Français, relativement dégagé des contingences politiques. Qu’il renvoie au bilan d’une institution plus qu’à celui des équipes en place. »
André Balbo
Sources : TNS-Sofres/logica / Le Monde, France 2, France 3 et France Inter

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