Michel Field et Frédéric Delpech ont accueilli hier sur leur plateau de LCI les chefs de listes concurrentes se présentant en IdF. Valérie Pécresse (UMP), Alain Dolium (MoDem), Cécile Duflot (EE) et Jean-Paul Huchon (PS) étaient invités à présenter leur programme et à débattre.
Pour Valérie Pécresse : « Le principal problème, c’est les transports. C’est le principal échec de Jean-Paul Huchon et c’est le cœur de mon projet. » Le projet du Grand Paris, voulu par Nicolas Sarkozy est mis en avant.
« La loi sur le Grand Paris n’est en réalité qu’un métro qui n’est pas financé » dit Huchon, qui défend son propre plan de 18 milliards pour les transports. Lui veut instaurer un « bouclier social », « une échappatoire à la politique néfaste du gouvernement et de Nicolas Sarkozy ».
« Il y a beaucoup de formules, mais pas de concret », fustige Cécile Duflot, qui accuse Pécresse de « reprendre de vieilles recettes des années 60 ».
Dolium, le petit nouveau des débats : « Comme 99% des Franciliens, quand je vous écoute, j’hallucine. (…) Ce que je veux, c’est une solution de transports pour les Franciliens ici et maintenant. Pas en 2025. » Interrogé sur une éventuelle alliance au second tour, il refusera de se prononcer.
Alliance ? « Il y a une véritable majorité de gauche qui peut s’élargir et je suis capable de rassembler. » assène tranquillement Jean-Paul Huchon.
« C’est le consensus mou qui mène à l’immobilisme » se moque Pécresse. Cécile Duflot ironisera elle sur la « caporalisation » au sein de l’UMP.
Il aura fallu attendre la fin pour que le débat s’anime un peu avec un affrontement Huchon-Pécresse sur la formation et les maisons de retraite. « Nous avons fait un plan Alzheimer qui demande que la Région forme des milliers de personnes et il y a eu 0 place créé dans la Région. Huchon alors s’énerve : « Vous dites des monstruosités et vous appartenez à un gouvernement qui veut réduire les compétences des régions ! » Et il l’accuse alors comme Pénélope de construire la nuit dans ses discours de candidate aux régionales, ce qu’elle détruira le jour comme membre d’un tel gouvernement.
André Balbo
Sources : LCI, Le Parisien

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