Ipsos a conduit une étude pour AXA sur la vision qu’ont les Français de leur retraite. Si 9 Français sur 10 assimilent la retraite à une période de liberté voire de plaisir, concrètement, la plupart des Français connaîtront une baisse de revenus d’environ 50%. Mais les femmes ont souvent une vision différente.
L’étude met en relief une opposition entre « la retraite que je veux » et « la retraite que je peux ». La retraite est une contradiction entre, d’une part, de profondes aspirations à de nouvelles libertés, de vrais choix personnels, de nouveaux plaisirs et d’autre part, la double angoisse de la santé et des finances.
« La retraite que je veux » : pas une fin de vie, mais une autre vie, plus libre. Pour 65 % des Français il s’agit d’une période positive et plus ils vieillissent plus ils le pensent fortement. Neuf sur dix identifient la retraite à une période moins contraignante et offrant plus de libertés.
Hédonistes ou égoïstes, les Français entendent commencer à vivre « pour eux ». 9 sur 10 avouent qu’ils s’occuperont en priorité d’eux-mêmes. Ainsi 18% des Français assument ne rien vouloir transmettre de leur capital et seuls 9% sont prêts à limiter leurs dépenses pour laisser à leurs descendants le maximum de capital. Le concept de Mamie gâteau est désormais révolu.
Rester actif, tel est le mot d’ordre. Un sur 3 s’imagine encore travailler. 6 Français sur 10 se projettent dans une vie sociale active. Près d’un Français sur 2 pense avoir une vie sexuelle aussi active à la retraite et 90% de nos concitoyens pensent continuer à vivre avec la même personne.
« La retraite que je peux » : la double angoisse de la santé et des finances La retraite renvoie, pour 6 sondés sur 10, à l’angoisse de vieillir, aux problèmes de santé et à la perte de leurs facultés mentales. 83 % des Français imaginent qu’ils pourront devenir dépendants. Les jeunes sont les plus pessimistes.
Autre inquiétude leurs finances : ils doutent de l’Etat pour maintenir le système par répartition actuel. L’immense majorité pense qu’elle ne touchera pas sa retraite comme prévu aujourd’hui. 25% des jeunes actifs de 25 à 34 ans pensent même qu’ils cotisent « à fonds perdus ».
Les femmes et la retraite Les femmes semblent moins préoccupées par la retraite. Elles l’attendent avec moins d’impatience et ont une idée moins précise de ce qu’elles feront. Près des trois quarts estiment que le montant, qui leur restera à la retraite, ne leur suffira pas pour vivre. 1 femme sur 3 déclare que la source principale de ses revenus sera la pension de son conjoint. Aussi, un tiers des femmes envisage de travailler mais moins par plaisir que les hommes.
Si, à égalité avec les hommes, les Françaises ne préparent pas leur retraite, elles invoquent principalement le manque de moyens.
Leur vie amoureuse est imaginée comme moins épanouie que les hommes. Elles pensent avoir moins de relations sexuelles (35% une fois par semaine contre 49% pour les hommes). Presque un tiers d’entre elles ne savent pas avec qui elles vivront au moment de la retraite.
Plus que pour les hommes, cette période est un moment où elles s’occuperont des autres, en particulier de leurs parents et petits enfants. La retraite est donc parfois perçue par les femmes avec une sorte de fatalité comme une période de vie moins positive (62%) que pour les hommes (70%), faute de moyens financiers.
Source : une synthèse proposée parFabien BERTOMEU MEMBRE IPE 77 et Conseiller AG2R LA MONDIALE


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