L’absence de concertation et de dialogue entre le gouvernement et les syndicats débouche sur l’organisation de manifestations dans l’ensemble de la France le samedi 2 octobre.
Le gouvernement a jusqu’à présent mis en scène une forme de sang-froid face aux déploiements syndicaux, et il campe sur les mesures d’âge annoncées, n’ayant concédé de maigres modifications que sur les métiers pénibles ou les poly-pensionnés .
Les syndicats comptent bien, dès le 2 octobre, hausser encore le ton et signifier leur totale opposition à cette réforme jugée profondément inégalitaire.
L’idée de cette journée d’action un samedi devrait adjoindre au mouvement les forces des salariés du privé, dont les entreprises tolèreraient mal la participation aux grèves. Si les sondages disent juste, et si ce projet de réforme est aussi largement refusé dans l’opinion, cette journée devrait être un succès.
L’autre avantage d’avoir retenu un samedi est de limiter les sacrifices que consentent les sympathisants des organisations syndicales avec les journées de salaire perdues.
Enfin, certaines organisations syndicales ont travaillé sur l’hypothèse de la cerise sur le gâteau que serait l’arrivée massive sur le terrain de la contestation des étudiants et des lycéens. Leur entrée en lice avait déjà été assez remarquée lors de la dernière mobilisation. Certaines organisations mais pas toutes. La CFDT a fait savoir qu’utiliser la jeunesse serait pour elle "utiliser l’arme des faibles".
Le collectif « La Retraite une affaire de jeunes » regroupe 26 organisations syndicales et politiques de jeunesse, dont l’Unef, les Jeunes Verts et le Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Afin de mobiliser plus largement pour le lendemain, ce collectif organise le 1er octobre à Paris, à la bourse du travail, un meeting qui indiquera certainement la température…
La septième journée d’action, celle du 12 octobre, est déjà dans toutes les têtes. Une organisation lycéenne, la FIDL, envisage l’organisation de piquets de grève devant les lycées si rien n’était obtenu. Des rapprochements se feraient entre centrales syndicales et mouvements de jeunes « une convergence qui rappelle le mouvement contre le contrat première embauche (CPE) ». Rappelez-vous. Dans cette bataille-là aussi les syndicats avaient mobilisé le week-end…
À Paris, la manifestation du 2 octobre partira à 14h30 de la place de la République pour se diriger (original !) vers la place de la Nation.
André Balbo
Sources : Le Parisien, La Retraite une affaire de jeunes, Le Monde, France2

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