Ernst & Young présente, pour la première fois au monde, la première édition de son Baromètre annuel de la confiance entrepreneuriale au sein des pays du G20.
Cette étude porte sur 5 axes : la culture entrepreneuriale, l’éducation et la formation, l’accès au financement, la réglementation et la fiscalité et le soutien coordonné aux entrepreneurs.
Des résultats concrets et utiles.
Jean-Pierre Letartre, Président d’Ernst & Young France, co-organisateur l’édition 2011 du G20 YES, commente : « Les entrepreneurs ont un rôle clé dans le retour à la croissance. Les gouvernements doivent continuer à créer et renforcer les conditions du développement des entrepreneurs : accès au financement, culture entrepreneuriale, politique d’innovation. Faciliter l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs doit être une priorité ».
Quelles leçons tirer de l’étude sur les pays du G20 ?
Face à la crise, les entrepreneurs reconnaissent que les Etats ont joué un rôle majeur pour sauver les banques et en atténuer les conséquences. Mais ils savent aussi qu’ils ne peuvent pas en attendre beaucoup plus et c’est dans cet esprit qu’ils militent pour des mesures facilitant le développement de leur entreprise. Partout dans le monde, les jeunes entrepreneurs souffrent de difficultés plus grandes que leurs ainés à se financer et à recevoir un accompagnement adéquat.
L’innovation est le meilleur levier pour promouvoir la culture entrepreneuriale : l’entrepreneur apporte des produits et des services qui répondent aux besoins du plus grand nombre.
Le meilleur moyen d’améliorer la culture entrepreneuriale à l’avenir est de promouvoir le rôle des entrepreneurs comme créateur d’emplois.
Plus de 70 % des entrepreneurs souhaitent la mise en place de cours d’entrepreneuriat à tous les stades des études (80 % dans les pays en fort développement). Les entrepreneurs plébiscitent les actions de mentorat, de coaching et les associations d’entrepreneurs pour échanger et apporter un soutien opérationnel. Ils considèrent que les structures d’accompagnement ne sont pas assez coordonnées ce qui nuit à la clarté de la communication et à leur efficience.
Des points de vue partagés par les 1 000 Entrepreneurs
Culture :
Les entrepreneurs insistent sur l’importance de la culture entrepreneuriale. Alors que dans de nombreux pays, il exprime positivement la prise de risque, l’audace créatrice et l’ambition de grandir, l’échec reste en France un handicap presque généralement indélébile pour un futur projet d’entreprise. Afin de changer cet état d’esprit, 61% des entrepreneurs recommandent de faire la promotion des emplois créés par les entrepreneurs.
Education :
Le mentorat est reconnu au sein des pays du G20 comme ayant le plus contribué à l’amélioration du niveau de soutien aux entrepreneurs au cours des cinq dernières années ; il est aussi reconnu comme étant le plus fort potentiel à l’avenir. 88% des répondants voient les histoires de succès et le mentorat comme les moyens les plus efficaces pour encourager les étudiants dans la voie de l’entrepreneuriat
Financement :
Les entrepreneurs n’attendent pas des gouvernements des financements supplémentaires mais davantage un environnement favorable pour les investissements en provenance notamment des business angels, des VC et PE. Dans le baromètre, 62% des entrepreneurs pensent que les plus jeunes ont des difficultés à se financer. 80% suggèrent que les gouvernements jouent un rôle à ce sujet.
Réglementation et fiscalité :
Les entrepreneurs reconnaissant le rôle crucial des gouvernements pour construire un environnement favorable au développement de leur entreprise et 47 % considèrent que des progrès ont été réalisés au cours des 5 dernières années. 93% sont convaincus que les mesures pour encourager l’innovation auront un impact important sur leur future croissance.
Soutien aux jeunes entrepreneurs :
Seulement 49% des répondants jugent que les jeunes entrepreneurs bénéficient d’un accompagnement adapté alors que créer une entreprise entre 18 et 30 ans est un moment privilégié.
Et la France ? Au 19ème rang des pays du G20 en dépit d’un dynamisme entrepreneurial
Reconnues comme le moteur de la croissance le plus important pour la France, les PME représentent 99,8% des entreprises du pays et 55,2% de la valeur ajoutée totale. Plus de 9 millions de personnes travaillent dans plus de 2 millions de PME.
Le baromètre souligne un certain fossé entre la réalité des progrès affichés par les indicateurs et la perception qu’en ont les entrepreneurs français qui restent pessimistes quant à la capacité de leur pays à fournir un environnement favorable à l’entrepreneuriat. Aucun français ne met en avant son pays qui est au 19ème rang des pays du G20. Le paradoxe est que l’on constate que le dynamisme entrepreneurial est très positif en France puisque la France se situe en 4ème place (en termes de création de sociétés pour 1000 hab. - pop active - par an).
C’est ainsi qu’en termes de financement, les entrepreneurs français saluent de manière positive les initiatives du gouvernement mais nombre d’entre eux estiment que les mesures qui sont mises en place ne traduisent pas toujours un engagement suffisamment fort de la part des pouvoirs publics.
Les indicateurs démontrent que des progrès majeurs ont été réalisés au cours des 5 dernières années : développement des business angels, relative bonne tenue des fonds de venture, simplification des processus de création d’entreprise, encouragement de l’innovation etc.
Enfin, une nouvelle qui marque une évolution positive même puisque parmi les meilleures pratiques mondiales 6 d’origine française ont été identifiées par les entrepreneurs dans le baromètre : FCPI, Oseo, le statut d’auto-entrepreneur, le CIR, le programme Nacre et le guichet unique.
5 actions à mettre en place dès à présent
ENCOURAGER la dynamique entrepreneuriale en mesurant la création d’emplois générés par les PME
PROMOUVOIR les entrepreneurs en les rendant davantage visibles via une émission de TV pour montrer que l’entrepreneuriat est aussi un parcours professionnel
SOUTENIR les jeunes entrepreneurs via un système de mentorat entrepreneurial
ENSEIGNER le métier d’entrepreneur de l’école primaire aux études supérieures
SOUTENIR l’innovation comme levier à la création d’entreprise et donc d’emplois et mettre en œuvre un programme d’accompagnement des PME à la mise sur le marché des innovations
Communiqué Ernst & Youing octobre 2011
Retrouvez plus d’informations sur Ernst & Young : www.ey.com.

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