La rue Sainte-Anne fut ouverte sur ordre de Louis XIII en l’honneur de la reine Anne d’Autriche. Elle partait du « Palais Cardinal (de Richelieu) », qui deviendra le Palais-Royal, et ce prolongement entamait un nouveau quartier, quadrillé comme l’étaient les camps romains, et que l’on nommera le quartier Richelieu.
Bien entendu, il y eut spéculation, et le Cardinal ne fut pas le dernier servi.
La rue et le quartier devinrent alors prospères, et il y eut de beaux hôtels jusqu’à l’éclosion puis la concurrence du faubourg Saint-Germain. Les hôtels si élégants furent dès lors progressivement délaissés, et il y eut, c’est moins glorieux, des maisons de rapport, puis un vrai déclin.
Sous le Second Empire le baron Haussmann, question de réputation, trancha et tailla, préférentiellement au sud de la rue, pour le percement de l’avenue de l’Opéra. De nombreux immeubles et hôtels seront démolis.
Ce ne sera que relativement récemment que ce quartier resté authentique attirera à nouveau l’attention, notamment grâce aux efforts de la Commission du Vieux Paris.
Aujourd’hui cette rue est devenue très japonaise : banques, librairies, bibliothèques, cantines, restaurants, grills, bars et boutiques de saké.
Au 47, l’hôtel du compositeur Lully, que celui-ci put faire construire parce que Molière lui avait avancé 11 000 livres.

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