Comment mieux signifier l’importance accordée par le gouvernement au plateau de Saclay où un établissement public d’aménagement et de développement économique vient d’être créé ? Présidé par le chercheur Pierre Veltz, il s’agira là de la « zone d’excellence » (ou cluster) la plus avancée du Grand Paris. C’est aussi, selon les critères de la RATP, la portion de la Grande Boucle du métro automatique qui reviendrait le plus cher pour le plus petit nombre de voyageurs.
Lors de sa visite à Saclay fin septembre, Nicolas Sarkozy pourrait annoncer les venues prochaines sur ce site de quelques-unes des grandes écoles parisiennes (Agro ? ParisTech ?). Celles-ci transformeraient ce territoire à cheval sur les Yvelines et l’Essonne, consacré à la recherche scientifique et à l’enseignement supérieur, en un « mégacampus » vanté comme « le plus grand projet de ce type en Europe » : sa taille serait de l’ordre de 3 ou 4 fois celle du campus américain de Stanford. Modestie, j’aime ta douce musique…
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et présidente du groupe UMP en IdF, verrait avec une grande satisfaction aboutir le dossier Saclay, doté, sur le papier, d’un financement de 1,5Md€.
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, cherchera à conserver à Paris les grandes écoles évoquées dans ce dossier, considérant que si la Ville apporte son plein soutien au développement de Saclay, il n’est aucunement question que cela se fasse au « détriment de Paris, qui a dix fois plus d’étudiants et de réels besoins financiers ».
Comme le furent par le proche passé d’autres dossiers brûlants récents, Saclay devrait être un des sujets d’un déjeuner prévu cet automne à l’Hôtel de Ville de Paris avec le chef de l’État.
André Balbo
Source : Le Figaro

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