Avec l’ouverture d’un premier gymnase transformé en dortoir pour sans-abri, dans le VIIe, sous le terminal Air France de l’esplanade des Invalides.
La capitale compte environ 8 000 places d’hébergement (centres d’hébergement d’urgence, centres de stabilisation, résidences sociales ou maisons-relais), auxquelles il faudra ajouter 700 à 800 places provisoires du Plan Hiver de l’État, ce qui est jugé par la mairie très insuffisant, le projet de plan régional de l’insertion chiffrant à 13 000 le nombre de places d’hébergement manquant en IdF.
La Ville prévoit de son côté d’ajouter 500 000€ au financement du Plan Grand Froid, en plus des 5.5M€ annuels qu’elle consacre à la distribution alimentaire (+ de 3 millions de repas chauds servis).
Olga Trostiansky, l’adjointe chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion, a présenté le 21 novembre le plan hiver de la Ville de Paris. « La lutte contre l’exclusion est une compétence d’État, mais nous sommes engagés au-delà de nos compétences. Je vis ce début d’hiver avec une certaine inquiétude. (…) La mise à l’abri ne suffit pas. Il faut aider les personnes à sortir de la rue ».
En cas de grand froid, la Ville de Paris prévoit de mobiliser au total jusqu’à 350 places (contre 290 en 2009) :
7 gymnases (contre 5 en 2009), dans les Ve, XIIe, XIVe, XVIIe et XIXe, progressivement « réquisitionnés » si les températures plongeaient pour augmenter l’offre de lits ;
2 centres d’hébergement provisoire ;
et 4 mairies d’arrondissement (celles des Ier, IIIe, IVe et XIe) mettront à disposition des locaux permettant d’accueillir des sans-abri.
À la mairie du XVIIe, une distribution de repas chauds sera assurée.
La prise en charge des personnes exilées sera également renforcée, car à la pénurie d’hébergement s’ajoute la pénurie des Centres d’Accueil des demandeurs d’Asile. Paris ouvrira donc courant décembre un centre d’hébergement provisoire de 120 places sur le boulevard Montparnasse.
Les maraudes sont renforcées, notamment dans les bois de Vincennes et de Boulogne. En plus des maraudes d’urgence effectuées par le Samu social, des maraudes d’intervention sociales sont sectorisées, avec 4 associations partenaires de la Ville couvrant la totalité du territoire parisien :
Aux captifs, la libération oeuvre comme opérateur référent sur le secteur de Paris Centre Est (Ier, IIe, IIIe, IVe, XIe, XIIe et XXe).
Emmaüs couvre le secteur Paris Nord,
Aurore Association, Paris Ouest
et les Enfants du Canal interviennent sur Paris Sud.
André Balbo
sources : Ville de Paris, Le Parisien, Actionsociale.weka.fr,

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