En 2003, le promoteur immobilier Soferim achetait une parcelle de 2750 m2 au 26, rue de la Tombe-Issoire (14e) pour 6.38 millions d’euros.
Problème : ce site est celui de la dernière ferme de Paris, la ferme Montsouris, qui surplombe la seule carrière souterraine médiévale de la capitale classée monument historique. Autrement dit, c’est dans un sacré nid de guêpes que la Soferim a mis les doigts et ce n’est pas le seul promoteur à avoir été pris au piège : depuis vingt ans les promoteurs ont tenté le coup sans réussir, voyant systématiquement leurs permis de construire et de démolir annulés.
Il faut dire que les habitants du 14e arrondissement ne se laissent pas faire et semblent prêts à tout pour sauvegarder ce lopin de terre. Ils étaient des dizaines ce dimanche 4 décembre à manifester devant le site de la ferme Montsouris ; des manifestants qui, malgré la pluie, étaient soutenu en personne par quelques élus : Célia Blauel (EELV), Paul Roussier (PCF) et René Dutrey (EELV).
Après avoir obtenu une suspension des travaux depuis le 6 octobre, le comité de défense du site (Collectif de Port-Mahon) semble être en bonne voie pour bouter de nouveaux entrepreneurs hors de leur territoire. Lors du conseil d’arrondissement du 5 décembre, le maire du 14e, Pascal Cherki et les élus EELV Romain Paris et PCF Paul Roussier ont présenté un vœu, pour que de nouveaux permis de démolir ne soient pas délivrés, tant que la Soferim n’a pas obtenu une autorisation de travaux. Ce vœu a été voté à l’unanimité.
Alors qu’une partie de la ferme, baptisée la maison du vacher, vient d’être démolie par l’entrepreneur, le temps presse pour les défenseurs de ce site historique.

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