Une évidence ? Oui et non. L’intérêt de son article, publié dans le JDD, est dans le fait qu’il établit immédiatement, à chaud, les différences criantes de traitements qu’il a pu y avoir de la part des services de l’État vis-à-vis des dealers, des petits voyous d’une part (ex. La Villeneuve et Saint-Aignan, ndlr), et vis-à-vis des gens d’la haute.
Il est vrai que tout en prenant garde de ne pas verser à faire du populisme, on se doit de rester malgré tout vigilant. Juste quelques phrases fortes qui méritent d’être rapportées.
« Le problème, c’est que (le maintien de) l’ordre ne se limite pas aux méchants pauvres qui trafiquent pour devenir riches ? L’ordre devrait aussi s’appliquer aux salons de Neuilly, aux îles exotiques, et aux générosités (ou aux radineries, ndlr) capricieuses des milliardaires… Il ne s’agit pas de soupçons a priori : à Dieu ne plaise que des agents des fiscaux harcèlent un jour les Bettencourt (ou les Wildenstein, ndlr), comme les policiers contrôlent les gamins mal léchés des cités…
Mais au moins, quand affleurent les scandales, que la vérité soit traquée chez les riches avec la même fermeté que celle qui terrorise la racaille !
L’État veut se faire respecter des voyous, mais il se laisse humilier de l’autre côté de la fracture sociale…(…) À quoi bon, puisque tout finit par se savoir, et se payer ? »
Un journalisme très pédagogique, qui attend posément des leçons de l’avenir.
André Balbo
Source : Le JDD

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