Natureparif est l’agence nationale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France. Elle a pu noter que la biodiversité animale régressait en Île-de-France, comme sur l’ensemble du territoire national. Un premier bilan a été porté à travers trois populations servant d’indicateurs : les oiseaux, les chauves-souris et les papillons.
En établissant des comparatifs avec les départements limitrophes, considérés comme « territoires témoins », les zones forestières et agricoles de la région Ile-de-France accueilleraient de 7 à 33% d’individus de moins. Cette différence grimpe jusqu’à plus de 85% pour les « chauves-souris forestières », en excluant la Pipistrelle commune, « très tolérante vis-à-vis des perturbations humaines ».
Les chauves-souris et les papillons, décidément, n’aiment pas la ville. Natureparif précise toutefois que si le nombre d’oiseaux, de chauves-souris et de papillons diminue en région Île-de-France, la situation serait malgré tout moins catastrophique qu’elle ne l’avait été de 1985 à 2001.
Selon Natureparif, et c’est une surprise, si les populations en général régressent, l’exception qu’il faut remarquer est que les effectifs des espèces actuelles d’oiseaux en milieu urbain se maintiendraient.
La photo montre des hlm à oiseaux, accrochés à la branche d’un arbre, installés dans le square du Temple, dans le Marais à Paris. Regard critique d’un artiste sur ce que nous nous faisons subir à nous-mêmes ?
Au sein des milieux urbains d’Île-de-France, les effectifs d’oiseaux se porteraient même bien. Ils n’auraient subi aucune baisse au cours des dix dernières années. Le constat est en revanche préoccupant pour les chauves-souris et les papillons, allant même jusqu’à 85% des effectifs en moins pour la pipistrelle commune.
Ce premier bilan intervient au moment où le sommet mondial de Nagoya au Japon, auquel participaient 193 pays, s’engageait à enrayer cette décrue de la biodiversité.
André Balbo
sources : Natureparif, Futura-Sciences

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