Le 3 avril à minuit, fin de la manifestation, le Sidaction 2011 avait enregistré pour 5,3M€ de promesses de dons, un montant cette année légèrement supérieur à celui de l’an passé (5,2M€).
Les organisateurs avaient pu observer en 2010 que le total avait encore un peu augmenté après la fin de l’évènement (de quelques centaines de milliers d’euros). Ils espèrent que ce phénomène se reproduira cette année. En 2010, la récolte totale avait été jugée assez faible. Rappelons qu’en 2009, elle avait été de près de 6,5M€ ! En 2011, si le chiffre n’évoluait pas dans les derniers jours, les dons auraient baissé de plus de 18% par rapport à 2009 !
Cette année, il sera possible d’effectuer des dons en téléphonant au 110, ou par SMS en envoyant DON au 33 000, ou en se connectant sur Sidaction.org jusqu’au 11 avril.
Qu’on se le dise et qu’on le fasse savoir !
Éric Fleutelot, DG-adjoint de Sidaction, remarquait que : « Le Sidaction 2011 a(vait) aussi été l’occasion de rappeler la permanence de l’épidémie en France et la nécessité d’accroître l’accès au dépistage ».
Pour mémoire, on estime que 50 000 personnes en France vivent avec le VIH et l’ignorent. 8 000 malades en meurent chaque jour dans le monde. Depuis son apparition il y a une trentaine d’années, le Sida a déjà causé la mort de quelque 25 millions de personnes dans le monde.
Pierre Bergé et Line Renaud, cofondateurs de la manifestation, ont rassemblé le 2 avril sur France 2, pour la traditionnelle émission en prime time, quelques artistes dont Lara Fabian, Arielle Dombasle, Patrick Fiori, Nolwenn Leroy, Adamo, Roberto Alagna, ou encore Renaud Capuçon.
Les fonds nets collectés serviront à financer les programmes de prévention, d’aide et de recherche, dans le cadre de la lutte contre le sida.
Pierre Bergé a épinglé cette année la secrétaire d’État à la Santé Nora Berra, et il n’a vraiment pas été le seul à le faire, celle-ci ayant été accusée de discrimination par nombre d’associations et de personnalités homosexuelles pour avoir affirmé que « l’homosexualité (était) un facteur de risque pour le VIH, donc une contre-indication de don (d’organe) ». « Il ne s’agit pas d’exclusion mais de contre-indication, qui s’explique par un risque sanitaire avéré », avait-elle même insisté le 29 mars devant la commission des affaires sociales, s’appuyant sur les chiffres de l’Onusida, qui considère la population gay comme la plus « à risque » dans le cadre de la transmission du sida (près de la moitié des nouvelles contaminations concernent des hommes homosexuels selon son dernier rapport).
Pierre Bergé avait donc vivement réagi à cette déclaration : « Les propos de Nora Berra sont insupportables ». « C’est de la discrimination et les propos choisis ne sont vraiment pas très malins. On sait très bien qu’il n’y a pas de population à risque, il n’y a que des pratiques à risque. Les homosexuels ont été les premiers touchés (par le virus du sida), ils se sont comportés dès sa découverte dans les années 80 de manière exemplaire. Ils ont donné l’exemple, ils ont pris les plus grandes précautions », avait ajouté le président de Sidaction.
André Balbo
sources : Le Parisien, Paris-Match, secrétariat d’État à la santé, Sidaction, Onusida, Le Monde

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