Face à des Lionceaux timides handicapés par une défense new-look suite aux blessures et suspensions de ses titulaires habituels, le Paris Saint-Germain a encore montré un double visage ce samedi soir.
Très séduisant en première période, à l’image d’un Pastore retrouvé, le club de la capitale multipliait les offensives et jouait très haut, monopolisant le ballon à hauteur de 70% de possession.
Mordant dans ses duels, bien que manquant parfois d’efficacité, Kevin Gameiro est le premier joueur à se mettre en évidence sur une frappe croisée en angle fermé qui passe devant les buts de Teddy Richert (1ere minute). Cinq minutes plus tard, l’ancien attaquant Lorientais reçoit le ballon côté gauche suite à une talonade inspirée de Pastore et se présente face au gardien Sochalien, mais il perd son duel.
Malgré son 4-5-1 immuable, Paris ne cherche pas, comme lors de ses dernières rencontres, à jouer uniquement sur les côtés pour aboutir à un centre qui ne trouve pas preneur.
En forme, Pastore est bien plus disponible et influent dans l’axe central du terrain et offre à son équipe d’avantage de variété tactique. L’argentin sera dans la plupart des bons coups de cette première mi-temps, comme lors de ce face à face remporté une nouvelle fois par Richert dans les pieds (16e), ou cette belle frappe sèche dans l’angle droit de la surface de réparation après une série de feintes (17e).
Plus disponible, Pastore est également plus en harmonie avec les mouvements de ses coéquipiers, que ce soit Nene en une-deux suivi d’une frappe enroulée hors cadre (25e) ou Jérémy Ménez qui frappe en première intention après un décalage du meneur de jeu Parisien (45e).
Auparavant, Kevin Gameiro sera parvenu à ouvrir le score à un moment où la domination parisienne se faisait étouffante. Après un dégagement de Sirigu côté droit, l’attaquant recevait le cuir à 25 mètres, avançait à petits pas sans être attaqué par la défense locale jusqu’à pénétrer dans la surface de réparation, se mettre dans un angle fermé, feinter et frapper. Le ballon heurte le poteau avant de rentrer dans les cages d’un Richert battu (20e).
Côté sochalien, les spectateurs n’auront pas eu grand chose à se mettre sous les dents, à part sur une frappe enroulée de Marvin Martin au dessus (18e) et une frappe de 22 mètres de Nogueira à côté à la suite d’une glissade de Jallet (26e).
Gameiro manque le break
C’est tout pour la première mi-temps, et ce sera à peu près tout pour tout le match. Après avoir effectué 25 premières minutes de belle qualité, durant lesquelles le quatuor offensif a fait preuve d’envie, de mordant et de technique à défaut d’une grande efficacité, le rythme est peu à peu retombé et les hommes d’Antoine Kombouaré de gérer le résultat sans se faire trop de frayeurs.
Malgré le résultat et la belle tenue globale de son équipe aussi bien en défense qu’en attaque, le coach Parisien pourra regretter une seconde période par trop insipide à peine rehaussée de quelques occasion gâchées de prendre le large.
Ainsi les attaquants franciliens échoueront-ils encore sur Richert à la suite d’une combinaison astucieuse entre Ménez et Nene (48e), quand ni le Brésilien (64e), ni Erding (90e+1), entré en jeu en fin de match, ne sauront profiter des superbes offrandes d’un Bodmer lumineux par instants.
Paris regrettera surtout cette frappe en puissance de Gameiro passée au dessus des buts adverses après une nouvelle talonade réussie de Pastore (59e), ou cette frappe enroulée non cadrée de Nene à la suite d’un magnifique mouvement collectif avec Ménez en chef d’orchestre (75e).
Un peu plus à leur avantage en seconde période, les Sochaliens n’auront pas pour autant fait trembler Sirigu, la faute à un duo Bisevac-Sakho en très grosse forme et à un Sissoko puissant et mobile.
Toujours solide à l’extérieur cette saison à l’exception du naufrage marseillais, Paris empoche donc trois nouveaux points qui, combinés avec la défaite surprise de Montpellier à Valenciennes, leur permet de rejoindre le club de l’Hérault en tête du classement.
Alors que l’équipe sochalienne s’est montrée incapable de se mettre en marche au cours de la rencontre, il est difficile de savoir si cette victoire maîtrisée est à mettre au crédit d’un véritable renouveau entamé avec la victoire au panache à domicile face à Auxerre (3-2), ou si les trois points obtenus ce soir sur le plus petit des scores face à la deuxième moins bonne défense du classement ne fait que masquer des problèmes encore non-réglés.
Leurs deux prochaines rencontres, face à Bilbao en Ligue Europa et face à Lille en championnat devraient donner des éléments de réponse.

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