"Comme nous ne voulons pas faire travailler pour rien l’ensemble des sites, nous allons probablement n’en retenir que deux. La décision finale, elle, sera normalement prise en juin 2012." Les propos sont de Pierre Camou, président de la Fédération française de rugby (FFR), ce vendredi 9 novembre, dans Le Figaro. La sentence est tombée pour les 6 agglomérations candidates (Sevran, Orly, Achères, Evry, Val d’Orge et Massy) : seuls les projets portés par Thiais-Orly et de Evry Centre Essonne ont été retenus pour participer à la "finale". Il semble donc que l’absence de grand stade au sud de l’Ile-de-France ait joué en leur faveur. Sevran, par exemple, en Seine-Saint-Denis, présentait l’inconvénient d’être à proximité du Stade de France. Voici les projets retenus en détails...
ORLY
Eux, ils avaient pris de l’avance… Les promoteurs du projet de grand stade de rugby à proximité d’Orly étaient les premiers à dévoiler plans et perspectives de leur projet, dès le 17 novembre 2011. Et la candidature Thiais-Orly Rugby présente de nombreux avantages qui en font un candidat crédible à la victoire dans ce concours. Premier atout : l’accessibilité. "A 6 kilomètres seulement de la capitale, tous les réseaux de transports convergent sur le lieu immédiat du futur stade : aéroport d’Orly, Gare TGV, Métro 14, RER C, Tramway, Bus, A6, A10, A86", insiste Richard Dell’Agnola, député-maire de Thiais (Val-de-Marne).
Les autres bons points ? Orly Rungis est le 3ème bassin d’emploi d’Ile-de-France, avec 120.000 travailleurs, pour un bassin de vie de 2 millions d’habitants ; un large parc urbain avec commerces et restaurants imaginé par le prestigieux architecte de Thiais-Orly Rugby, Christian de Portzamparc ; une cité de la gastronomie à proximité grâce au voisinage du marché de Rungis. Dernier atout, non négligeable : le projet d’Arena du Racing est en route dans l’ouest francilien, et le nord possède déjà le Stade de France… La répartition géographique des grandes infrastructures ayant évidemment son importance, les candidatures « sudistes » comme celle de Thiais-Orly, mais aussi celle d’Evry, tenaient là un argument de choix.
Le projet respecte aussi évidemment les demandes de la Fédération française de rugby (FFR), c’est-à-dire un stade fermé et une pelouse rétractable, afin d’accueillir des spectacles, les 82.000 places…
EVRY
L’agglomération Evry Centre Essonne a fait le choix, contrairement à Thiais-Orly, de ne pas organiser de présentation du projet en grande pompe avant l’annonce des finalistes. Les promoteurs d’Evry risquent de s’exécuter d’ici juin 2012, date annoncée du verdict final (la décision pourrait même être dévoilée plus tôt, "au cours du premier semestre 2012", selon le communiqué de la FFR). De nombreux éléments sont tout de même connus quant à ce stade d’Evry. Son plus grand atout ? Son emplacement sur l’hippodrome de Ris-Orangis, sur un "site naturel en bordure de forêt, à 25 km de Paris, avec un potentiel de développement significatif autour du stade", comme le précise le communiqué de la FFR. Second avantage : le site est le plus éloigné de la capitale, au sud-est, ce qui permet d’éviter les afflux de supporters ou de spectateurs à Paris.
La Fédération française de rugby souhaite, grâce à ce stade, devenir indépendante dans l’organisation de ses matchs internationaux en étant propriétaire d’une enceinte de grande dimension. La livraison est prévue pour 2017, quel que soit le projet retenu.
Article publié le 18 novembre, mis à jour le 10 décembre 2011.

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