Voiture à Paris 
18 février 2010

Tentatives d’approche d’un péage urbain à Paris

 



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Chantal Jouanno, tête de liste parisienne de l’UMP aux régionales et secrétaire d’État à l’Écologie envisage d’organiser un « Grenelle de Paris » ; le péage urbain pourrait en être un des sujets. La loi Grenelle 2 prévoit d’autoriser les agglomérations de plus de 300 000 habitants à expérimenter le péage urbain.

En Europe, ceux-ci se multiplient : à Oslo, Rome, Milan, Londres, Stockholm et bientôt à Copenhague, Berne, Birmingham et Newcastle. « Le point commun à tous les péages européens est une baisse de trafic d’environ 20% sans report de la congestion à l’extérieur de la zone payante », indique Alain Meyere, de l’IAU d’Ile-de-France.

« Certains espèrent que le péage urbain répondra au triple objectif de lutter contre la congestion, financer les transports collectifs et réduire la pollution, mais ce n’est pas si simple », ajoute Damien Verry du Certu.

Concernant le cas de Paris, faudrait-il faire payer les automobilistes aux portes de la capitale, sur le modèle suédois ? Taxer les véhicules dans l’hypercentre seulement, comme à Londres ? Pénaliser les véhicules les plus polluants, façon Milan ? Le Centre d’analyse stratégique préconiserait une autre solution : rendre payantes les autoroutes gratuites de la Région.

Annick Lepetit, adjointe PS chargée des transports, serait favorable « à un péage de réseau destiné à lutter contre la pollution. »

Cependant un problème crucial demeure, vérifié au cours des expériences étrangères : il est impossible de freiner l’usage de la voiture sans renforcer d’abord les réseaux de transports collectifs, totalement saturés en Région parisienne. Et le vrai délai est peut-être là.

André Balbo

Source : Le Monde


derniere modification: vendredi 18 février 2010, par André Balbo