Installé en face du Théâtre du Châtelet, le Théâtre de la Ville, anciennement Théâtre Sarah Bernhardt, est un lieu majeur de création chorégraphique : son directeur Gérard Violette y présenta pour la première fois la chorégraphe allemande Pina Bausch dès le début des années quatre-vingt, à une époque où elle ne jouissait pas encore de sa réputation incontestée. De même, les chorégraphes flamands, d’Anne-Teresa de Keersmaeker à Jan Fabre, ont été très tôt reconnus et programmés par l’institution. Véritable tête chercheuse, Gérard Violette n’est pas non plus étranger à la renommée de chorégraphes français, comme Maguy Marin ou Angelin Preljocaj. Chaque saison est un compromis audacieux entre grandes figures (Bausch, Keersmaeker ou Preljocaj) et artistes plus confidentiels mais tout aussi passionnants (Gilles Jobin, Brigitte Seth/Roser Monttlo Guberna, ou Benoît Lachambre) Mais l’activité du théâtre ne se limite pas à la danse : en matière de musiques du monde, le lieu est une vraie référence. Sa programmation en musique classique ou en théâtre ne démérite pas non plus. En 1996, le Théâtre de la Ville ouvre le Théâtre des Abbesses, dans le 18e arrondissement, une salle de 400 places. Rançon du succès, l’institution est confrontée au problème de l’accessibilité de ses spectacles : en effet, si l’on ne fait pas partie des 14000 abonnés, il est très difficile d’obtenir des places, certaines productions affichant complet dès l’ouverture des réservations A la tête du Théâtre de la Ville depuis 1985, Gérard Violette cède sa place dès le printemps 2008 à Emmanuel Demarcy-Mota, talentueux metteur en scène, directeur de la comédie de Reims.
Accès : Métro Châtelet (Ligne 1 - Ligne 4 - Ligne 7 - Ligne 11 - Ligne 14)





