On sait que vous habitez à Nantes, mais comment vous y déplacez-vous ?
Hé bien, cette ville offre de multiples façons de se déplacer facilement sans pour autant avoir de voiture. Il y a les transports en commun avec la Tan, la société de transports publics. Du tram aux bus en passant par le busway et les navettes fluviales, on bouge facilement d’un lieu à un autre. Et le Bicloo, évidemment. Si vous n’avez pas de vélo, c’est la solution pour mettre du vert dans vos déplacements intra-urbains. Et n’oublions pas Marguerite. Malgré un nom qui fait plutôt penser au très bucolique monde de Charles Ingalls, il s’agit bien d’utiliser un véhicule polluant, la voiture. Mais de façon raisonnée et responsable : Marguerite est un service d’autopartage de voiture. Ainsi, vous ne l’utilisez que lorsque vous en avez besoin, et sans payer d’assurance tout le temps. C’est plutôt bien pensé. De toute façon, l’usage d’une voiture à Nantes est assez peu rentable, la ville ne cessant d’étendre les zones de parking payant. Vivre sans automobile à Nantes est possible, preuve en est avec l’expérience Zenius, initiée à Nantes il y a quelques mois. Sept volontaires nantais pour expérimenter la vie sans auto... Instructif.
On peut se déplacer en vert, certes. Mais les lieux où l’on va le sont-ils autant ? Quelles sont les sorties écolo à faire à Nantes ?
On peut toujours aller dans des restaurants bio. La ligne de conduite de ces établissements, c’est d’avoir des produits issus de l’agriculture biologique. Il y en a quelques-uns à Nantes. Citons par exempleFleur de Sel, qui propose des crêpes à base de farine bio, des confitures et du cidre de la même teneur. Paroles de terre n’est pas mal non plus, et respecte ses engagements bio ! Il y a aussi l’Altercafé au Hangar à bananes, qui fait à la fois bar et restaurant.
Et donc là-bas, on peut consommer de façon écologique...
Oui, d’une certaine façon. Mais la première façon de consommer écologique, c’est de faire appel aux produits locaux. Une question d’empreinte carbone, c’est-à-dire du coût écologique pour acheminer le mets en question. Par exemple, une banane de Martinique arrivée à Nantes en avion, face à une salade de mâche nantaise... C’est donc l’occasion de redécouvrir notre terroir, et les bonnes choses produites à quelques kilomètres d’ici. Dans le registre alcoolisé, on peut parler de la bière du Bouffay, qui vaut bien d’autres boissons houblonnées venues d’Allemagne ou de Belgique. On peut la trouver au Live Bar, et ailleurs... Mais pour se nourrir véritablement local, on peut penser Amap. Cela veut dire association pour le maintien d’une agriculture paysanne. En y adhérant, on a accès à tout un panel de produits cultivés dans le coin, fruits, légumes et autres. Pour en savoir plus, il ne faut pas hésiter à aller jeter un coup d’oeil chez Amap44.
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