
Il fallait bien jeter par-dessus bord toutes les idées reçues sur Bertolt Brecht et son théâtre, et ne garder que sa vitalité et sa modernité.
La premiere lecture que nous faisons de " Un homme est un homme " est celle d’une traduction intitulée Homme pour homme. Nous lisons les deux versions, 1926 et 1938. La piece de 1938 est plus courte, plus percutante, plus moderne. A la suite de " Un homme est un homme " Brecht écrit "l’enfant d’éléphant".
C’est une espèce d’interlude fou, un final délirant, mélant absurde et caustique. On y retrouve les mêmes soldats, avec leurs caractéristiques, mais comme si, restés jusque-la au seuil du burlesque, ils entraient enfin dans cette dimension. Brecht débride littéralement cette pièce courte qu’il voulait pour les après-spectacles, dans les bars des théâtres.
Cette pièce, est souvent mise de côté, écartée, rarement montée. Trop courte, trop folle.
C’est son esprit - son humour cruel, sa folie - que nous avons récolté au fond du tamis pour en saupoudrer généreusement “ Un homme est un homme ”. Nous avons ainsi démonté “ Un homme est un homme “, puis nous l’avons remonté, tout en égarant quelques éléments, comme Brecht modèle le personnage de Galy Gay qui se transforme et ne devient pas tout à fait un autre, mais plus tout à fait lui-même.
Un homme est un homme De Bertolt Brecht // Traduction française de Eberhard Spreng, Bernard Chartreux et Jean-Pierre Vincent
Production : Cartoun Sardines Théâtre

envoyer par mail
Imprimer la page