C’est ce qu’on pourrait appeler une entreprise familiale, et une affaire qui marche... jusque récemment du moins. Un couple de Sud-Coréens et leur fille ont été interpellés dans la semaine par la police parisienne qui les accuse d’avoir monté un réseau d’hôtellerie clandestine dans la capitale. 30 000 euros ont été découvert sur leur compte en banque, qui a été aussitôt gelé.
L’affaire a commencé début août, quand des inspecteurs de police parisiens décident de mettre un immeuble de la rue Rambuteau (4e arrondissement) sous surveillance. Ils le soupçonnent d’être un hôtel illégal, sans licence, accueillant une clientèle d’origine sud-coréenne. Une perquisition est alors organisée le 9 août au petit matin. Sur place, ils découvrent 14 couchages en lits superposés, des bons de réservation et de paiement, et une douzaine de touristes sud-coréens, clients de cet hôtel illégal proposant un tarif de 21 euros la nuitée.
L’enquête se poursuit et le couple de gérants arrêté avoue s’occuper de quatre autres établissements du même type grâce à l’aide de leur fille, d’une femme en situation irrégulière employée comme femme de ménage et cuisinière, et d’une étudiante non rémunérée mais logée. Les réservations se faisaient via Internet et rapportaient gros : d’après les gérants, leur premier hôtel ouvert en 2009 pouvait leur faire gagner 6000 euros mensuels. Le groupe d’intervention régional de Paris (GIR 75), co-saisi du dossier, a initié un redressement fiscal et social. Relâchée en attendant les suites de l’enquête, la petite famille d’entrepreneurs n’est pas encore au bout de ses peines.

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