Le Fongecif d’Ile-de-France est l’organisme chargé d’accompagner et de financer les salariés du secteur privé porteurs de projets de formation professionnelle de notre région.
Il s’est intéressé à ce que devenaient les salariés qui avaient pu bénéficier d’un congé individuel de formation (CIF), deux ans après qu’ils aient suivi leur formation choisie.
Pour cet organisme, il est clair qu’ « Il faut beaucoup de motivation et de persévérance » pour reprendre ses études, mais les conclusions tirées sont extrêmement encourageantes pour ceux qui seraient tentés par l’expérience.
Décrocher un diplôme alors qu’on est déjà salarié, c’est non seulement possible, puisque 92% des salariés ayant suivi un master l’ont obtenu, mais c’est surtout un coup d’accélérateur efficace à sa carrière.
Ainsi, 51% des diplômés ont-ils changé d’entreprise, et 21% de secteur d’activité.
Mieux : 50% ont obtenu une augmentation, et 40% ont vu leur statut évoluer.
Selon Sabine Faist, conseillère au Fongecif, il n’est toutefois pas si facile de réapprendre à se concentrer des heures durant, faire ses devoirs... Cela demande beaucoup de motivation et de persévérance.
90 % des salariés optent pour un cursus à temps partiel pour ne pas s’absenter trop longtemps de leur entreprise, de peur de se retrouver hors course à leur retour. Cela redouble la charge de travail durant dix-huit mois et demande une sacrée capacité d’adaptation. Cela demande de faire preuve de rigueur !
Enfin Sabine Faist conseille aux candidats de ne pas sous-estimer le volet de la vie personnelle. Suivre une formation en étant salarié implique que l’on sera forcément beaucoup moins disponible : on travaille le soir, le week-end, durant les vacances… Dans la famille, il faut que tout le monde adhère au projet et joue le jeu, sinon, c’est la catastrophe assurée.
Se former davantage pour travailler mieux et gagner plus ? Si les statistiques du Fongecif le disent de façon si éloquente et avec de tels chiffres, cela mérite que chacun s’interroge sur ses propres envies...
Tout d’abord êtes-vous satisfait de votre situation professionnelle actuelle ?
André Balbo
sources : Le Monde, Fongecif

envoyer par mail
Imprimer la page