Information ou intox, on entend beaucoup parler ces derniers temps de menaces terroristes, qui planeraient notamment sur Paris, des grandes villes françaises et allemandes, et sur Londres.
Ce vague climat d’inquiétude s’autoalimente de révélations successives : le risque serait imminent, un groupe d’Européens seraient revenus après un long entraînement dans les zones tribales du Pakistan, l’Aqmi a pris des otages au Niger, un Français recherché vient de se faire arrêter à Naples, les gouvernements US et japonais appellent leurs ressortissants à être précautionneux au cours de leur voyage en Europe, patin couffin…
Évidemment dans ce contexte, les fausses alertes se multiplient, une dizaine à ce jour, concernant principalement des lieux touristiques très fréquentés comme la Tour Eiffel, des gares ou des stations de métro, ce qui provoque d’importantes perturbations.
Aigris, vengeurs masqués à la gomme, amateurs d’humour noir et petits plaisantins, cessez ces actes irresponsables et écoutez la triste histoire de ce qu’il pourrait vous en coûter…
Selon l’article 322.14 du Code pénal, une fausse déclaration dans le but de faire croire qu’une destruction, dégradation ou détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise est passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.
Selon TF1 et le Parisien, la section antiterrorisme de la brigade criminelle aurait d’ailleurs interpellé le lundi 27 septembre une personne dans un foyer Sonacotra à Meudon (Hauts-de-Seine) dans l’enquête sur la fausse alerte à la bombe commise le même jour à la gare Saint-Lazare. Confondu par la découverte de ses empreintes sur une cabine téléphonique, et identifié sur une vidéo, le suspect arrêté aurait déjà reconnu être l’auteur de la fausse alerte.
André Balbo
Sources : TF1, Le Parisien

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