Le syndicat des conducteurs CFDT-Fgaac avait déposé le 2 décembre un préavis de grève pour les week-ends des 9-12, 16-19, 23-26, et pour celui du 30 décembre au 2 janvier 2012.
Ces mouvements de grève des conducteurs de train auraient eu lieu en décembre pour protester notamment contre la surcharge de travail due au big bang des horaires le 11 décembre.
Ce jour-là, 85% des horaires de train seront modifiés : « une première dans l’histoire du chemin de fer en Europe », selon la SNCF, qui indique que 160 000 agents allaient être mobilisés pour relever ce défi.
Ces changements sont rendus nécessaires par la modernisation des 30 000 km de voies ferrées et pour faire face au lancement de nouvelles lignes.
Le directeur de SNCF Guillaume Pepy, s’est voulu rassurant devant cette annonce appelant à ces grèves tombant en partie en périodes de vacances scolaires, et donc susceptible de réveiller quelques inquiétudes auprès du public.
Il a annoncé : « tous les trains circuleront pendant les fêtes et il y aura tous les trains prévus (…) Il serait sage que le syndicat renonce à son préavis ».
Le syndicat de conducteurs de trains CFDT-Fgaac, qui avait initialement déposé ce préavis de grève représente environ 25% de la profession, et la SNCF prévenait que la réunion de conciliation prévue en début de semaine permettrait sans doute de lever le préavis, d’autant que « 98% des problèmes levés sont déjà résolus dans les dépôts ».
C’est chose faite, roulez carosses, le préavis de grève vient d’être levé le 5 décembre, décision prise après une réunion de conciliation entre la SNCF et le syndicat CFDT-Fgaac.
La SNCF a déclaré : « La direction (...) a fait le point sur les avancées réalisées dans les établissements de conduite. Elle a confirmé que ces négociations se poursuivront sur les quelques points encore à régler ». Un agenda social pour 2012 aurait également été instauré « sur les spécificités des métiers de la conduite ».
La CFDT-Fgaac, seule à appeler à la mobilisation, n’avait pas su entraîner avec elle ni la CGT cheminots ni la CFDT. Ce préavis déposé le 2 puis levé le 5 décembre permettra-t-il des avancées sur les sujets corporatistes évoqués ?
Une chose en tous cas paraît certaine : la levée de ce risque de grève qui serait tombée en pleines vacances scolaires a certainement soulagé beaucoup de familles qui s’en étaient déjà inquiétées...
André Balbo
sources : Business travel.fr, Tourmagazine.fr, SNCF, Le Figaro, Le Parisien, CFDT-Fgaac

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