La Grande Mosquée de Paris vient d’annoncer que l’État (par la préfecture de police de Paris), et les représentants de la communauté musulmane (les responsables des mosquées des rues Myrrha et Polonceau) étaient parvenus le 14 septembre à un accord pour que soit ouverte, dès le vendredi 16 septembre 2011, une mosquée dans le Nord de la capitale, boulevard Ney dans le XVIIIe, une ancienne caserne militaire.
Cet accord devrait permettre que les prières n’aient plus lieu, du fait de lieux de culte trop exigüs, dans les rues du quartier de la Goutte d’Or (XVIIIe).
La mise à disposition de cet espace d’environ 2 000m2 a été accordée pour une durée de 3 ans, alors que les associations musulmanes demandaient initialement un bail de 9 ans, dans l’espoir de pérenniser dans Paris intra muros ce nouveau lieu de culte qui peut accueillir de 2 500 à 2 700 fidèles.
Elles ont en revanche obtenu l’ouverture de ce nouveau bâtiment 7 jours sur 7, et non seulement le seul vendredi, jour de grande prière, comme cela avait été évoqué dans le début des pourparlers. Le loyer s’élèvera à 30 000€ annuels, et devrait permettre de rembourser en partie le montant des travaux de mise aux normes, financés par l’État. Les travaux d’aménagement cultuel, évalués à quelque 50 000€, seront à la charge des musulmans.
Afin de garantir l’absence de prières dans la rue vendredi 16 septembre, les responsables des associations fermeront les mosquées des rues Myrrha et Polonceau. Ils ont fait apposer des affiches en grand nombre dans le quartier pour inviter à la prière boulevard Ney, et feront de même en novembre lors de la prochaine fête de l’Aïd el Adha. Était-il si nécessaire, dans ce contexte, que le ministère de l’Intérieur menace, pour le cas où des prières auraient tout de même lieu dans les rues, de faire intervenir la police ?
Pouvoirs publics et responsables musulmans aimeraient aussi attirer des fidèles d’autres lieux de prière inadaptés.
Pendant ce temps, la mairie de Paris poursuit la construction, dans le XVIIIe également, d’un Institut des cultures de l’islam (ICI) qui comprendra deux salles de prières de 1 000 places chacune.
André Balbo
sources : Le Monde, France Inter, Le Parisien

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