Le World Economic Forum a réalisé en 2010 un classement de 134 pays sur l’écart de salaire entre les femmes et les hommes. La France ne figurait qu’au 127e rang, derrière la Russie et le Kazakhstan ». Parce que les salaires des femmes sont chez nous encore inférieurs de 27% à ceux des hommes, tous temps de travail confondus.
Les femmes représentent pourtant 47,7% de la population active française, selon l’Observatoire de la parité, mais elles sont souvent cantonnées dans certains emplois, constituant par exemple 99,2% des bataillons des assistants maternels et 98% des secrétaires.
Le World Business Council a réalisé un autre classement, sur 24 pays, établi à partir des chances des femmes à atteindre un poste à responsabilité dans les entreprises. Là encore, ce n’est vraiment pas glorieux, puisque la France ne viendrait qu’à la 21e place, ne devançant que la Pologne, l’Italie et l’Espagne.
Dans ce classement, la Finlande viendrait en tête, le Canada serait 4e, les Etats-Unis 7e), et la Chine 9e.
La loi sur les retraites de 2010 apportera-t-elle de grands changements sur ces domaines ? Elle instaure des pénalités pour les entreprises d’au moins 50 salariés qui n’auraient pas passé un accord, ou à défaut un plan d’action sur l’égalité professionnelle hommes-femmes au 1er janvier 2012.
Le texte de l’accord, ou le plan d’action, doit prévoir des objectifs (formation, rémunération, ou promotion professionnelle) mesurés par des indicateurs chiffrés et détailler les moyens d’action.
À défaut de cela, la pénalité encourue par l’entreprise pourra atteindre 1% de la masse salariale !
André Balbo
sources : Le Midi Libre, Les Échos

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