Les indignés du mouvement "Occupy La Défense" ont pris racine sur le parvis du centre d’affaires, devant la Grande Arche, pendant plus d’un mois. Le campement n’a cependant jamais réellement compté plus d’une centaine de manifestants, sauf lors de rassemblements exceptionnels. La présence constante des forces de l’ordre a notamment empêché la mise en place d’un camp digne de ce nom.
Maintenant que le Parvis de La Défense est redevenu une place calme et passante, 23 indignés ont choisi de porter plainte. En effet, les indignés ayant occupé le centre d’affaires se sont fait l’écho d’interventions policières à maintes reprises, tout au long de l’occupation : confiscation de tentes, de nourriture, de bâches, de pancartes... Raison pour laquelle 23 indignés ont déposé une plainte ce mardi au parquet de Nanterre pour "violences illégitimes et disproportionnées".
Parmi les accusations les plus notables contenues dans cette plainte collective, un militant affirme qu’un policier l’aurait "étranglé sans motif pendant une quinzaine de secondes". Un autre estime avoir reçu un coup de matraque à la tête ayant entraîné une incapacité de travail de 3 jours. D’autres témoignages accablent les forces de l’ordre : insultes, molestages... Mais l’avocat des plaignants Me Christophe Ayela a expliqué à l’AFP souhaiter avant tout "défendre la liberté d’expression de personnes qui se sont rassemblées pacifiquement sans causer de trouble à l’ordre public".

envoyer par mail
Imprimer la page