
Présentation de la Nouvelle-Athènes :
Compris entre la rue Blanche et la rue des Martyrs (d’ouest en est), entre la rue Saint-Lazare et la boulevard de Clichy (du sud au nord), le quartier de la Nouvelle-Athènes voit le jour sous la Restauration (1814-1830). L’origine de son nom ferait référence à la redécouverte de l’architecture antique (le néo-classicisme domine l’architecture pendant la première moitié du XIXe siècle) et à la Grèce, "République des Arts et des Lettres", car le quartier accueille tout ce que Paris compte d’artistes à l’époque.
Deux spéculateurs se taillent alors la part du lion : Augustin Lapeyrière et l’architecte Constantin. On leur doit notamment la pittoresque rue de la Tour des Dames avec les hôtels Duchesnois, de Melle Mars, Talma, Vernet, Wurtemberg, Cambacérès. D’autres rues paisibles ont largement conservé leur caractère et forment un ensemble homogène d’une grande singularité : le square d’Orléans, la rue Saint-Lazare, la rue La Rochefoucauld, la place Saint-Georges (plus tardive).
La période de gloire de la Nouvelle-Athènes coïncide avec le courant du Romantisme et une grande partie de l’élite intellectuelle élit domicile dans ce quartier : des écrivains (Georges Sand, Alexandre Dumas, Victor Hugo), des peintres ( Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Horace Vernet, Paul Delaroche, Gustave Moreau, Ary Scheffer), des musiciens (Frédéric Chopin, Karlkbrenner, plus tard les Halévy), des comédiens (Marie Dorval, Talma, Melle Mars, Melle Duchesnois). D’où l’ouverture de l’actuel petit musée de la Vie Romantique, charmante demeure qui incarne à merveille le foisonnement intellectuel de la Nouvelles-Athènes au XIXe siècle.

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