La CGT fut le premier syndicat à ne pas se rendre aux vœux présidentiels aux « forces vives de la Nation » le 6 janvier 2011. Because la réforme des retraites et son absence de concertation.
Le PCF et le Parti de Gauche firent ensuite l’impasse sur ceux aux parlementaires…
Le 18 janvier la FSU, première fédération de l’éducation, l’Unsa et le Sgen-CFDT ont boycotté les vœux de Nicolas Sarkozy « au monde de la connaissance et de la culture » qui se tenaient au Grand Palais.
Apparemment ce président n’est pas pris pour un grand chaman, ni ses vœux jugés suffisamment sincères ou crédibles.
Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU, qui rassemble des syndicats regroupant les personnels intervenant dans les champs de l’Enseignement, de l’Éducation, de la Recherche, de la Culture, de la Formation, de l’Insertion et plus généralement dans les trois fonctions publiques, s’en est expliquée à Libération.
« Nous n’irons pas aux vœux du président Sarkozy, car la situation à l’Éducation nationale n’est plus tenable : avec 16 000 suppressions de postes encore à la rentrée, on est au bout du bout ».
Le site de la FSU est encore plus explicite.
« La situation que nous vivons aujourd’hui est exceptionnelle, sans précédent depuis plusieurs dizaines d’années. Les mesures prises sous la responsabilité du chef de l’État sont par leur ampleur et leurs conséquences d’une telle gravité pour la très grande majorité des citoyens et pour l’avenir de notre pays que la présence de la FSU à ces vœux apparaît impossible. (…)
Dans l’Éducation, frappée par des suppressions massives d’emplois, la Recherche et la Culture, toutes les réformes sont contestées par une large majorité des personnels sans que cela conduise le gouvernement à entamer la moindre des discussions ; nos métiers sont remis en cause, parfois même méprisés. Le dialogue social que le gouvernement ne cesse de prôner n’a en fait jamais été autant bafoué, les décisions étant prises sans concertation, sans même parfois la moindre information en direction des partenaires sociaux.
C’est bien face à cette situation exceptionnelle que la FSU entend répondre aujourd’hui par une décision symbolique exceptionnelle. Elle souhaite ainsi tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation faite « au monde de la connaissance et de la culture ».
La FSU demande un changement profond dans la politique actuelle et notamment éducative du gouvernement. Elle continue de réclamer sur l’ensemble des dossiers l’ouverture de véritables négociations, dans le cadre d’un développement des services publics, d’un dialogue social d’une tout autre nature, et dont l’issue ne serait pas décidée au préalable par le gouvernement. »
Et toc !
André Balbo
sources : Libération, www.fsu.fr

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