On imagine avec joie comment les sourires qui devaient régner à bord le l’Estafette bleue (et hop, une belle prise pour la politique du chiffre) ont dû se changer en grimaces quand ils ont réalisé la nature explosive de ladite prise !
Le plus beau dans l’article c’est ça :
"Absurde, rétorque la gendarmerie de Pornic. Le militaire n’a subi aucune pression pour laisser repartir la voiture. Car, de son initiative, un gendarme peut estimer que l’infraction ne mérite pas de dresser un PV".
Pas besoin d’être diplômé en gendarmologie pour comprendre que l’« initiative » du préposé a consisté à penser aux effets délétères d’une telle contravention sur sa carrière (ou à défaut, lui a été soufflée dans le cornet par l’officier de sécurité de Son Eminence) ! Il a dû se souvenir de ce qui a dû arriver au commissaire de police qui avait osé vouloir verbaliser le fils de Villepin ! Article de Libé :
//La version policière varie quelque peu. Arthur de Villepin faisait bien la fête avec des potes. Ils ont invectivé (ou le sont par) d’autres jeunes qui passent en scooter. On se jauge, on se charrie, on se provoque. Et pif, paf, poum ! Débarque la maréchaussée. Prenant les devants, Arthur tend son portable au brigadier. Au bout du fil, le Premier ministre. Comme par miracle, tout s’arrange... Mais le pandore se fend d’un « rapport d’intervention ». Une heure et demie plus tard, la place Beauvau est avertie. Le lendemain, selon le Canard enchaîné daté d’aujourd’hui, « des émissaires » viennent récupérer la prose du brigadier//.
….
Ce commissaire, sauf s’il a été soutenu par ses collègues, a peut-être poursuivi sa carrière sur un carrefour, avec un beau sifflet à roulette.
Pour en revenir à l’affaire. Faisons un peu de SF. Xavier Bertrand, devant le scandale, décide de prendre à son compte l’amende et le retrait de points (votre serviteur en perd régulièrement pour se faire chopper à 96 au lieu de 90 sur le périph de Nantes).
Pourquoi riez-vous ?
http://tinyurl.com/67j7vy
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