Né le 4 Septembre 1961 à Neuilly-sur-Seine, France
Réalisateur, acteur, producteur, scénariste, chef électricien français
Cinéaste de Paris, cinéaste générationnel... L’oeuvre de Cédric Klapisch a vite fait d’être cataloguée, pourtant, en y regardant de plus près, on se rend compte que tout n’est peut-être pas si simple.
Cédric Klapisch naît en région parisienne (Neuilly-sur-seine) au début des années 1960. Trop jeune pour avoir vécu les aventures de Mai 68, le réalisateur en gardera tout de même un arrière-goût de nostalgie pour ces années un peu folles où la jeunesse avait décidé de prendre en charge son destin. La révolte, dans sa filmographie se fera de façon plus personnelle - voir le début de l’Auberge Espagnole et la révolution individuelle du personnage joué par Romain Duris - mais les fêtes seront toujours aussi folles et l’amitié, les communautés toujours aussi importantes.
Après des études essentiellement basées à Paris, BAC plus prépa littéraire puis faculté de cinéma à Paris III puis Paris VIII, Cédric Klapisch décide, à 23 ans, de partir étudier le cinéma aux Etats-Unis, au sein de l’Université de New-York. Lassé sans doute de se voir refuser l’entrée à l’IDHEC (devenu la FEMIS), désireux peut-être de quitter une ville qu’il connaît déjà bien pour mieux la retrouver plus tard.
C’est ce double mouvement de départ et de retour vers un territoire connu qui caractérise le cinéma de Klapisch.
Lorsqu’il rentre en France, il a plus qu’un Master of Fine Arts en poche. Il a vécu, intensément l’expérience du départ, une expérience qu’il retranscrira plus tard dans L’Auberge Espagnole et sa suite, Les Poupées Russes. Il rentre aussi avec une série de court-métrages qu’il a réalisé, Un, Deux, Trois, mambo, Jack le menteur, et In Transit. En France, il réalise Ce qui me meut, un court-métrage qui remporte de nombreuses récompenses.
Après avoir travaillé quelques temps pour la télévision, Cédric Klapisch retourne au cinéma pour un long-métrage. Son premier film, Riens du tout (1992), avec Karin Viard, Zinedine Soualem et Fabrice Luchini remporte un petit succès d’estime et installe le réalisateur comme une promesse d’avenir. L’année suivante, Klapisch repasse à la télévision où il réalise un téléfilm pour Arte faisant partie de la collection Les Années Lycée. Le Péril jeune, avec Romain Duris et Vincent Elbaz, deux autres des fidèles de Klapisch avec Soualem, plaît beaucoup et bénéficie donc d’une sortie en salles deux ans plus tard. Un Joli succès qui lance la carrière du réalisateur.
Mais c’est pas parce qu’on est lancé qu’on est arrivé. Cédric Klapisch souhaite quitter provisoirement le territoire du cinéma générationnel pour explorer le cinéma d’anticipation. Mais son film Peut-être, ne trouve pas de financement. Le projet reste dans un coin et après la rencontre du cinéaste avec le couple Bacri-Jaoui à la suite d’une représentation théâtrale de leur pièce Un Air de famille, Cédric Klapisch accepte d’en réaliser l’adaptation. Le film sort en 1996, la même année qu’un projet mené en parallèle avec notamment Romain Duris, Chacun cherche son chat, une comédie sur le quartier de la Bastille à Paris qui mélange acteurs et vrais personnages du quartier. Les deux films sont deux vrais succès, ce qui n’empêche pas Cédric Klapisch de continuer à ramer pour finance son Peut-être.
C’est finallement des Etats-Unis que viendra la solution, grâce à l’apport de la Warner qui, associée à Vertigo, produit un film associant Jean-Paul Belmondo, Romain Duris, Géraldine Pailhas, Vincent Elbaz et Emmanuelle Devos et qui montre un Paris submergé de sable...
Klapisch veut encore explorer de nouveaux territoires. Cette fois-ci, c’est sur le polar qu’il jette son dévolu. Le projet étant retardé, il s’attelle à la réalisation d’un autre film, plus directement proche de l’univers auquel il est associé : l’Auberge Espagnole. Tourné très rapidement et en Haute Définition, le film sort en 2002 et remporte un succès immense, franchissant la barre des trois millions de spectateurs. L’année suivant, le polar sort, sous le titre mystérieux de Ni Pour ni contre (bien au contraire) avec Marie Gillain et à nouveau Vincent Elbaz et Zinedine Soualem.
Devenu officiellement un cinéaste populaire, Cédric Klapish retrouve sa communauté d’étudiants d’Erasmus dans Les Poupées Russes qui sort en 2005.
Lassé peut-être de l’architecture soviétique, Klapisch revient en 2008 arpenter les boulevards Haussmanniens dans son dernier film en date, intitulé sobrement et logiquement Paris, un film choral où il retrouve sa fine équipe, Romain Duris, Zinedine Soualem, Fabrice Luchini, Karine Viard, quelques "petits" nouveaux comme Juliette Binoche, Albert Dupontel ou François Cluzet et son producteur préféré, Bruno Lévy.
Filmographie :
Acteur
Les Poupées russes (2005), de Cédric Klapisch
Ni pour, ni contre (bien au contraire) (2003), de Cédric Klapisch
L’Auberge Espagnole (2002), de Cédric Klapisch
Peut-être (1999), de Cédric Klapisch
Un Air de famille (1996), de Cédric Klapisch
Le Péril jeune (1995), de Cédric Klapisch
Riens du tout (1992), de Cédric Klapisch
Réalisateur
Paris (2008)
Les Poupées russes (2005)
Ni pour, ni contre (bien au contraire) (2003)
L’Auberge Espagnole (2002)
Peut-être (1999)
Un Air de famille (1996)
Chacun cherche son chat (1996)
Le Péril jeune (1995)
Lumière et compagnie (1995)
3000 scénarios contre un virus (1994)
Poisson rouge (1994)
La Chambre (1994)
Riens du tout (1992)
Ce qui me meut (1989)
Scénariste
Paris (2008), de Cédric Klapisch
Les Poupées russes (2005), de Cédric Klapisch
Ni pour, ni contre (bien au contraire) (2003), de Cédric Klapisch
L’Auberge Espagnole (2002), de Cédric Klapisch
Peut-être (1999), de Cédric Klapisch
Un Air de famille (1996), de Cédric Klapisch
Chacun cherche son chat (1996), de Cédric Klapisch
Le Péril jeune (1995), de Cédric Klapisch
Poisson rouge (1994), de Cédric Klapisch
Riens du tout (1992), de Cédric Klapisch
Ce qui me meut (1989), de Cédric Klapisch
Producteur
Princesses (2000), de Sylvie Verheyde
Chef électricien
Mauvais sang (1986), de Leos Carax

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