Cinéma

Daniel Day-Lewis


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- Né le 29 Avril 1957 à Londres, Angleterre
- Acteur

On dit que les meilleures blagues sont les plus courtes ; si les meilleurs acteurs sont les plus rares, alors Daniel Day-Lewis fait incontestablement partie du Top Ten.

Daniel Day-Lewis est un acteur rare à deux niveaux. Tout d’abord il est très exigeant dans son choix des rôles à interpréter, ce depuis ses débuts comme acteur principal dans My Beautiful Laundrette de Stephen Frears où il joue une petite frappe homosexuelle. Une exigeance qui le pousse à n’accepter que des rôles "forts" comme celui de Johnny dans My Beautiful Laundrette, celui de Christy Brown dans My Left Foot de son réalisateur fétiche Jim Sheridan pour qui il rentre dans la peau d’un artiste handicapé moteur, celui de Gerry Conlon, un homme accusé à tort d’avoir perpétré un attentat au nom de l’IRA dans Au nom du père du même cinéaste, ou encore celui de Daniel Plainview, le prospecteur de pétrole de There Will be Blood de Paul Thomas Anderson.

Un acteur tellement rare qu’il laissera passer cinq ans entre son rôle dans The Boxer de Jim Sheridan (1998) et celui de Bill le boucher dans Gangs of New-York de Martin Scorsese (2003). Un acteur tellement rare qu’il refuse de s’engager sur plusieurs films à la fois, ce qui l’aurait amené à refuser des rôles comme celui finalement tenu par Tom Hanks dans Philadelphia ou encore celui de Tom Cruise dans Entretien avec un vampire... Mais tôt ou tard, l’exigeance porte ses fruits : c’est ce qu’il a dû penser en reçevant ses Oscars du Meilleur acteur pour son rôle dans My Left Foot en 1989 et plus récemment pour celui de There Will Be Blood en 2008.

Si Daniel Day-Lewis est un acteur rare c’est aussi pour sa conception de son métier qu’il ne considère justement pas comme un métier mais plutôt comme un mode de vie. "J’approche mes rôles non pas comme un acteur mais en tant que personne, dit-il. Si je pouvais, je me contenterais de préparer les films, et ne les tournerait pas". C’est dire que pour lui jouer, c’est d’abord observer, apprendre, comprendre des personnages et finallement se fondre dans leur peau. Sa méthode de travail est radicale et très proche de celle enseignée dans l’Actor’s Studio de New-York, même s’il n’en a jamais été l’élève. Comme un certain Robert de Niro, Daniel Day-Lewis a besoin de s’immerger dans le quotidien de son personnage pour l’interpréter et c’est en partie grâce à (ou à cause de) cela qu’est née sa légende.

On ne compte plus les anecdotes qui racontent à quel point l’acteur aime à s’enfermer à double tour dans son personnage quand il l’a adopté. Acteur de théâtre à ses débuts - il a appris le métier à la Bristol Old Vic School et au sein de la Royal Shakespeare Compagny- il raconte lui-même qu’au cours d’une représentation de Hamlet en 1989 il s’est enfui de la scène, paniqué d’avoir, comme son personnage, vu le fantôme de son propre père, le grand poète irlandais Cecil Day-Lewis, qui composa à la naissance de son fils une ode plutôt sombre... Pour préparer le tournage d’Au nom du père, on raconte qu’il s’était fait enfermer en prison plusieurs jours et avait exigé que les gardiens le réveillent tous les quarts d’heure ; lors du tournage de Gangs of New-York, il ne quittait presque jamais les manies de Bill le boucher si bien qu’il finit par effrayer quelque peu l’équipe du film et Leonardo DiCaprio en tête...

Né en Angleterre, éduqué à la dure dans des écoles anglaises, élevé en Angleterre, Daniel Day-Lewis noubliera pourtant jamais qu’une partie de son sang est irlandais ce qui l’amènera à collaborer trois fois avec le réalisateur Jim Sheridan et à prendre partie à de nombreuses reprises devant la caméra ou en dehors de l’espace public en faveur de la paix en Irlande du Nord. Un acteur rare, on vous dit...

Filmographie :


- There Will Be Blood (2008), de Paul Thomas Anderson
- The Ballad of Jack and Rose (2006), de Rebecca Miller
- Gangs of New York (2003), de Martin Scorsese
- The Boxer (1998), de Jim Sheridan
- La Chasse aux sorcieres (1997), de Nicholas Hytner
- Au nom du père (1994), de Jim Sheridan
- Le Temps de l’innocence (1993), de Martin Scorsese
- Le Dernier des Mohicans (1992), de Michael Mann
- My Left Foot (1989), de Jim Sheridan
- Eternas sonrisas de New Jersey (1989), de Carlos Sorin
- L’Insoutenable légèreté de l’être (1988), de Philip Kaufman
- Stars and Bars (1988), de Pat O’Connor
- Chambre avec vue (1986), de James Ivory
- My Beautiful Laundrette (1986), de Stephen Frears
- Le Bounty (1984), de Roger Donaldson
- Gandhi (1983), de Richard Attenborough
- Un Dimanche comme les autres (1971), de John Schlesinger


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mardi 26 février 2008
 
 
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