Le cinéma français vient de perdre l’un de ses derniers grands "monstres" en la personne d’Eric Rohmer, ce lundi 11 janvier. Il nous quitte à 89 ans.
D’abord écrivain, puis critique de cinéma pour La Gazette du Cinéma et Les Cahiers du Cinéma dont il est rédacteur en chef de 1957 à 1963, Eric Rohmer, de son vrai nom Maurice Henri Joseph Schérer, passe très rapidement derrière la caméra, en 1959, pour Le Signe du Lion. En 1962, il crée avec son ami Barbet Schroeder la société Les Films du Losange, qui produira la majorité de ses films.

Son style, raffiné et très littéraire, il le peaufinera au cours de la vingtaine de longs-métrages et de la dizaine de courts dont il est le réalisateur. Ma Nuit chez Maud (1969) ou encore Le Rayon Vert (1986) resteront comme deux des chefs-d’œuvre d’un réalisateur incarnant à la perfection la notion de "cinéma d’auteur", notion chère à la Nouvelle Vague, dont il est l’un des membres éminents.
L’ensemble de la profession lui a rendu hommage en début de semaine, depuis Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, pour qui il "n’était pas un cinéaste branché et pourtant, [...] quelle que soit la génération dans laquelle on se trouve, ses films nous parlent", jusqu’aux acteurs qu’il a dirigés, comme Fabrice Luchini qui affirme lui devoir "absolument tout".
Filmographie sélective (longs-métrages) :
Le Signe du lion (1959)
Ma nuit chez Maud (1969)
La Collectionneuse (1967)
Le Genou de Claire (1970, prix Louis-Delluc)-
L’Amour l’après-midi (1972)
La Marquise d’O... (1976)
Perceval le Gallois (1978, Prix Méliès)
La Femme de l’aviateur (1981)
Le Beau Mariage (1982)
Pauline à la plage (1982)
Les Nuits de la pleine lune (1984)
Le Rayon vert (1986)
L’Ami de mon amie (1987)
4 aventures de Reinette et Mirabelle (1987)
Conte de printemps (1990)
Conte d’hiver (1992)
Conte d’été (1996)
Conte d’automne (1998)
L’Arbre, le maire et la médiathèque (1993)
Les Rendez-vous de Paris (1995)
L’Anglaise et le Duc (2001)
Triple agent (2004)
Les Amours d’Astrée et de Céladon (2007)

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