Cinéma

Exposition Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood


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A partir du 15 octobre et ce jusqu’au 19 janvier 2009 se tiendra à la Cinémathèque française une exposition consacrée à l’un des plus grands artistes de notre époque, acteur inquiétant, photographe de l’underground et réalisateur culte, l’américain Dennis Hopper .

Intitulée Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood, l’exposition scénographiée par Nathalie Crinière et dirigée par Matthieu Orléan se propose de retracer depuis les années 1950 jusqu’aux années 1990 le grand parcours de l’underground américain à travers la présence de l’artiste protéiforme qu’est Dennis Hopper.

Après avoir pénétré dans l’exposition par un sas temporel-vidéo montrant un Dennis Hopper se souvenant des évènements marquants de son époque, depuis les essais nucléaires au Nevada en 1951 jusqu’à la Obamania actuelle, en passant par le tube de Madonna Like a Virgin, le visiteur pénètrera dans la sphère d’influence de l’artiste en cinq étapes.

Grâce à de multiples extrait vidéos, des photographies, des installations murales, des collages, des scénarios originaux et des oeuvres signées Warhol, Basquiat, Julian Schnabel, Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein et bien sûr Dennis Hopper, l’exposition s’efforcera de montrer les multiples visages du Nouvel Hollywood, celui qui, grâce notamment à la sortie d’Easy Rider en 1969 s’ouvrit à la rebel attitude. Marginaux de tous poils et nouveaux mythes se côtoient et se confondent sous l’oeil conscient de celui à propos de qui Henri Langlois a dit "Rembrandt baisait la bonne et Dennis Hopper baise Hollywood".

C’est donc un autre Hollywood que se propose de montrer cette belle et ludique exposition. La scénographie ressemble à une hallucination gigantesque, on a l’impression de voyager dans les décors du film The Trip de Roger Corman dont on peut voir un extrait dans la première salle. La qualité des oeuvre exposées est souvent indéniable : les grands noms de la contre-culture américaine y sont bien représentés et quelques surprises émaillent le parcours comme ce tableau signé par l’acteur Viggo Mortensen.

Monstre sacré du cinéma et de l’underground, celui qui a côtoyé d’égal à égal les plus grands artistes de son temps est aujourd’hui encore un anticonformiste "by nature", refusant l’étiquette d’icône des motards et assumant ses choix politiques, des Georges Bush à Barack Obama. Il était grand temps que la Cinémathèque française consacre une rétrospective et une exposition à Dennis Hopper. C’est chose faite et bien faite.

Morgan Le Moullac

Pour plus de renseignements sur les projections et l’exposition, cliquez ICI.


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jeudi 23 octobre 2008
 
 
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