Né le 28 Mai 1974 à Paris
Acteur
Il y a son sourire désarmant et ses cheveux en bataille, il y a son éternelle jeunesse et son regard qui peut virer en un instant au noir profond, il y a son côté définitivement parisien et son aspect résolument bohème... Bref, il y a plusieurs Romain Duris. Avec une mère danseuse et coloriste et un père architecte, c’est vers le dessin que se destinait le déjà jeune Duris au sortir du lycée. Dans l’anonymat d’une rue parisienne au début des années 1990, sa carrière va prendre une tournure inattendue. Il est en effet repéré lors d’un casting sauvage organisé pour le tournage d’un téléfilm sur les années lycée. Le réalisateur Cédric Klapisch tombe sous le charme et l’engage pour jouer le rôle de Tomasi dans Le Péril Jeune. Le téléfilm est un tel succès qu’il ressort deux ans plus tard au cinéma et lance la carrière du jeune homme devenu acteur un peu par hasard.
Si la relation fructueuse Klapisch-Duris n’en est qu’à ses prémisses, d’autres réalisateurs vont bientôt faire régulièrement appel à lui. L’acteur a tourné jusqu’à présent six films avec Klapisch : Le Péril Jeune (1995), Chacun cherche son chat (1996), Peut-être (1999), L’Auberge espagnole (2002), Les Poupées russes (2005) et enfin Paris (2008). Tony Gatlif le fera tourner trois fois, dans Je Suis Né d’une Cigogne (1998), puis Gadjo Dilo (1998) pour lequel il a été nommé aux césars dans la catégorie Meilleur espoir masculin, et Exils (2004). Romain Duris est aussi passé devant la caméra de Christophe Honoré deux fois, dans Dix-Sept fois Cécile Cassard (2002) et Dans Paris (2006).
Trois réalisateurs fétiches pour trois facettes du jeu de Romain Duris, le raccourci est peut-être assez simple, mais il a le mérite de montrer l’étendue de son talent alors qu’on le réduit souvent à sa jeunesse et sa désinvolture. Avec Cédric Klapisch, Romain Duris est l’éternel adolescent, gouailleur et dynamique, un étudiant qui prend un coup de vieux dans Paris et qui devient un étudiant de la vie parisienne. Tony Gatlif, de son côté, révèle l’attirance pour le nomadisme du titi parisien, son goût pour la vie de bohème et les voyages initiatiques. Christophe Honoré enfin préfère dévoiler la partie cachée du jeu de Romain Duris, son aspect caméléon : il en fait un homosexuel dans Dix-Sept fois Cécile Cassard et un jeune homme en souffrance continuelle dans Dans Paris.
Acteur caméléon, Romain Duris est aussi devenu un acteur rentable depuis le succès de L’Auberge espagnole. C’est ainsi qu’il a pu continuer d’explorer le cinéma d’auteur dans des films comme De Battre mon coeur s’est arrêté (Jacques Audiard en 2005) tout en participant à de grosses productions comme Arsène Lupin (2004) ou encore Molière (2007).
Filmographie :
Acteur
Et après (2008), de Gilles Bourdos
Paris (2008), de Cédric Klapisch
L’Age d’homme... maintenant ou jamais (2007), de Raphael Fejtö
Molière (2007), de Laurent Tirard
Dans Paris (2006), de Christophe Honoré
Les Poupées russes (2005), de Cédric Klapisch
De battre, mon coeur s’est arrêté (2005), de Jacques Audiard
Arsène Lupin (2004), de Jean-Paul Salomé
Exils (2004), de Tony Gatlif
Osmose (2004), de Raphael Fejtö
Les Clefs de bagnole (2003), de Laurent Baffie
Le Divorce (2003), de James Ivory
Shimkent hotel (2003), de Charles de Meaux
Pas si grave (2003), de Bernard Rapp
CQ (2003), de Roman Coppola
Adolphe (2002), de Benoît Jacquot
Filles perdues, cheveux gras (2002), de Claude Duty
Dix-sept fois Cécile Cassard (2002), de Christophe Honoré
L’Auberge Espagnole (2002), de Cédric Klapisch
Being light (2001), de Jean-Marc Barr
Le Petit Poucet (2001), de Olivier Dahan
Peut-être (1999), de Cédric Klapisch
Les Kidnappeurs (1998), de Graham Guit
Déjà mort (1998), de Olivier Dahan
Gadjo Dilo (1998), de Tony Gatlif
Je suis né d’une cigogne (1998), de Tony Gatlif
Dobermann (1997), de Jan Kounen
Chacun cherche son chat (1996), de Cédric Klapisch
Mémoires d’un jeune con (1996), de Patrick Aurignac
56 fois par semaine (1996), de Raphael Fejtö
Le Péril jeune (1995), de Cédric Klapisch

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