4000 kg, 4.50m de haut, le clou de la vente était estimé à 80 ou 100 000 €. Un nez pour 220 000 € sas les frais.
Cette pièce maitresse de la vente a été acquise par un enchérisseur présent dans la salle, représentant une société qui a un projet immobilier à Deauville. L’étrave du bâteau devrait être, selon ce projet, installée dans un square, face à la mer, a précisé la maison de ventes aux enchères.
Cette enchère avait un parfum particulier d’hommage rendu au "FRANCE" avouait François Tajan, le commissaire priseur. L’ambiance des dernières enchères de la pièces maitresse, a connu un engouement d’une grande ferveur, notamment avec la présence dans la salle de deux des derniers enchérisseurs. Le public ne s’y est pas trompé.
Le total des enchères de la première journée a atteint un peu plus de 800.000 € (avec les frais), contre une estimation de 5 à 600.000 euros pour la totalité du catalogue. "La presque totalité" des 150 lots présentés dimanche "est partie", a ajouté Artcurial. La vente se poursuit et se termine lundi, avec quelque 300 lots mis aux enchères.
Un menu pour chien, estimé entre 80 et 100 euros, s’est vendu 300 euros, et un cendrier 1.000 euros. Les maillons de la chaîne de l’ancre ont été adjugés 4.100 euros chacun et un lot de deux hublots a trouvé acquéreur à 3.200 euros.
Une plaque de fer émaillé de 70 cm sur 54 cm, qui ornait les trains allant jusqu’au Havre (port de départ des transatlantiques), a trouvé preneur à 8.900 euros.
Les cinq lots de la rampe du grand escalier de la descente des premières classes, dessinée par Raymond Subes, ont totalisé 101.700 euros. Le guéridon de lecture Jules Leleu, qui se trouvait dans la bibliothèque du paquebot, a été vendu 54.500 euros, tandis que le lustre du fumoir des premières classes est parti à 19.100 euros.
Le célèbre paquebot, long de 315 mètres et symbole de la technologie française, avait été construit par les chantiers de Saint-Nazaire avant d’être inauguré le 11 mai 1960 par le général de Gaulle.
Naviguant sous pavillon français pendant 13 ans, il a été désarmé en 1974, vendu en 1977 à un milliardaire saoudien, puis en 1979 au norvégien Kloster qui l’a rebaptisé "Norway", nom sous lequel il a navigué jusqu ?en 2003 avant de partir pour l’Inde, pour être démantelé.







