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Les 700 milliards de G W Bush, promulgués

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Un vaste plan de sauvetage des banques américaines a été promulgué ce vendredi 3 octobre 2008 par le président George W. Bush, peu après avoir été adopté par la Chambre des représentants et deux jours après l’aval du Sénat, une mesure attendue par les places boursières du monde entier.

Ce plan historique de 700 milliards de dollars donne au Trésor américain des moyens d’intervention sur le secteur financier.

La Chambre a approuvé vendredi par 263 voix contre 171 la "Loi de stabilisation économique d’urgence 2008" de 850 milliards de dollars avec le coût des amendements.

Le président George W. Bush a immédiatement jugé ce plan "essentiel pour aider l’économie américaine à survivre à la tempête financière" mais a averti que "cela prendrait du temps" avant que les effets du plan ne se fassent sentir.

"Nous avons montré au monde que les Etats-Unis d’Amérique stabiliseront nos marchés financiers et garderont un rôle majeur dans l’économie mondiale", s’est-il félicité.

Une majorité de 218 voix était nécessaire pour faire passer ce texte à la Chambre, qui l’avait rejeté le 29 septembre par 228 voix contre 205.

Le Sénat avait adopté mercredi (74-25) le texte légèrement révisé sur le fond mais lourdement amendé par des ajouts divers pouvant satisfaire les élus récalcitrants.

A la Bourse de New York, alors que l’espoir de l’adoption du plan avait fait prendre au Dow Jones jusqu’à 300 points, la concrétisation du vote a provoqué une vague de ventes chez les opérateurs de marché et Wall Street est finalement repassé dans le rouge à la clôture dans l’attente d’effets concrets du plan : le Dow Jones a cédé 1,50% et le Nasdaq 1,48%.

Les Bourses européennes avaient de leur côté terminé en hausse, semblant anticiper une approbation du plan : Paris a pris 2,96%, Francfort est montée de 2,41% et Londres de 2,26%. Lors du rejet du texte en début de semaine, le Dow Jones avait plongé de près de 800 points.

Le secrétaire au Trésor Henry Paulson a promis de mettre en oeuvre rapidement son plan, afi de puiser dans les 700 milliards de dollars pour assainir les institutions financières chancelantes après la crise immobilière.

Le président de la FED (Réserve fédérale américaine), Ben Bernanke, s’est réjoui de l’adoption du plan.

"C’est un compromis mais c’est un début", a déclaré la présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi lors de son intervention à la tribune. Elle a insisté sur la coopération des deux partis et a évité d’épingler l’héritage de la politique économique du président Bush, comme on le lui avait reproché lors de son discours le jour du rejet du plan Paulson par les représentants.

"Notre regard se tourne vers l’avenir, afin de faire éclater la lumière de la responsabilité sur ce qui s’est passé sur nos marchés financiers pour que cela ne se reproduise pas", a ensuite déclaré Mme Pelosi lors d’une conférence de presse. La responsable démocrate a promis des auditions dès octobre pour expliquer "ce qui n’a pas fonctionné" sur les marchés et entamer des réformes.

"Aujourd’hui nous avons eu un vote très fort réunissant les deux partis et j’espère que nous avons réalisé deux choses. J’espère d’abord que nous avons restauré la confiance des marchés. Ensuite, j’espère que nous avons restauré la crédibilité de nos institutions politiques", a estimé pour sa part James Clyburn, représentant démocrate membre du Caucus noir.

Après plusieurs jours d’intenses tractations, plusieurs représentants qui s’opposaient au plan jugé comme une intervention de la main de l’Etat pour sauver Wall Street aux frais des contribuables, avaient annoncé jeudi avoir changé d’avis.

Des démocrates ont par exemple indiqué vendredi que des appels téléphoniques du candidat à la présidentielle Barack Obama les avaient aidés à se raviser.

M. Obama, en campagne en Pennsylvanie, s’est félicité de l’adoption du plan mais a souhaité que le gouvernement protège les contribuables appelés à le financer et les propriétaires menacés de saisie.

De son côté, son rival John McCain a félicité vendredi à Flagstaff (Arizona, sud-ouest), la Chambre pour son vote. Il s’est ensuite dit "content d’avoir suspendu (sa) campagne" pour s’occuper de la crise financière.

Source AFP


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