Quand on sait qu’une femelle puceron pourrait, en potentiel, produire jusqu’à 600 tonnes d’individus par an, cette bataille semble nécessaire, mais comment ?
La culture du bétail n’est pas une particularité humaine.
Le puceron qui produit du miellat après ingestion de la sève des plantes, est souvent défendu, voir cultivé par les fourmis, qui raffolent de ce nectar sucré.
En terme de capacité à combattre on connaît la coccinelle, le syrphe, le lion des pucerons qui sont les champions incontestés de la bataille menée contre l’invasion de pucerons, mais d’autres insectes auxiliaires, plus discrets font aussi du bon travail :
Une petite guêpe noire de la tête au pied, le Pemphredon femelle (Pemphredon lethifer), paralyse un bon nombre de pucerons vivants pour ses petits (des larves minuscules) installées dans une tige morte et creuse. Environ 60 pucerons par larve de guêpe sont ainsi prélevés, une joie infinie...
L’Hémérobe ( Micromus angulatus), à la robe indifférente, cousin de la chrysope verte, est un polyphage, dont la larve, vorace, raffole de pucerons. L’Hémérobe pond à proximité des colonie de pucerons, on estime à une centaine d’individus pucerons dévorés par larve d’hémérobe avant l’achèvement de son cycle.
L’acarien Thrombidion, petite araignée rouge, qui circule à des vitesses impressionnantes sur les pierres ou les écorces mérite aussi le détour :
Une fois que la larve est mobile, elle a une semaine pour se fixer sur un puceron, après quoi elle prélève sur son hôte de quoi suivre son évolution vers l’âge adulte, durant trois à quatre jours.
Inutile de dire que le puceron ne vit pas vieux après un tel traitement.
En matière d’insectes, il est intéressant de constater que les larves jouent un rôle actif et vaillant dans la lutte contre les pucerons.
Malgré une apparence peu courtoise pour l’Homme, la larve, enfant de l’insecte, est un bien précieux.

