
"Réveillez-vous gens qui dormez
Pensez à la mort et à l’éternité
Priez Dieu pour les trépassés."
A l’heure de la laïcité qu’en est-il des traditions ?
On s’exécute pour le plus grand bonheur des commerçants en ce 1er novembre, convaincu de l’ancienneté de cette coutume, mais qu’en est-il en fait ?
La fête de la Toussaint est au départ dévouée à "tous les saints".
Honorer les martyres sanctifiés, issues de la religion catholique.
Elle date de 850 ap JC, (il y a 1200 environ) ; l’empire romain s’effrite, Boniface IV transforme le panthéon romain en lieu de culte consacré à la vierge et aux martyrs.
C’est la grande ascension chrétienne en Europe.
Le jour des Ancêtres est en fait le 2 novembre.
Autrefois le 2 novembre était ce jour réservé au repos pour permettre de communier avec nos morts.
Au fil de l’Histoire, seul le 1er novembre est resté un jour férié et voilà que la fête des morts passe au premier plan, elle prend le pas sur la véritable Toussaint de la religion catholique.
Voici près d’un siècle et demi que nous honorons les morts le 1er novembre au lieu du 2.
Et cette histoire de chrysanthème alors ?
Vers 1880 ap JC (en plein XIXéme siècle), le chrysanthème est institué : "fleur des morts par excellence", par le courant romantique. La mode prend.
Le chrysanthème, bien loin de ses origines chinoises, où il était symbole de prospérité, de longévité, de douceur de vivre, devient la fleur maudite, singulière, puissante.
Ce métissage surprenant, entre tradition catholique, jour de repos, perte des êtres chers et romantisme tardif, est donc à l’origine de cette fête du 1er novembre, telle qu’elle est aujourd’hui célébrée en France.
