
Le plus papillon des oiseaux !
Upupa epops de son nom scientifique, pose tout des suite les bases de la discussion : Il n’a pas d’égal dans toute l’Europe.
Sa livrée rousse et ses ailes faites de bandes noires et blanches, ressemble à un travail de marqueterie.
Sa grande huppe au sommet du crâne s’équilibre avec la courbure de son long bec.
L’alouette des champs, le cochevis huppé, le vanneau huppé, le grèbe, le cormoran, le fuligule morillon ont aussi des huppes (crêtes érectiles), mais aucune n’ont l’ampleur de celle de cet oiseau.
Son vol, indécis et lent ressemble à celui d’un papillon.
Voilà qui en fait un drôle de personnage dans le jardin.
Son cri est monotone, on dit qu’elle pupule "houpoupoup", et donne l’alerte en cas de danger avec des "chréé" ou des "krêêk".
La huppe aime les climats doux, et elle aurait tendance à ne pas dépasser la Loire.
Elle évolue dans des paysages bocagers, des champs, des friches, des vergers, mais il ne dédaigne pas les parcs et jardins mais sait se garder des Hommes.
Elle descend sur le sol rocailleux en trottinant et en hochant de la tête.
Lorsqu’elle repère une proie, elle s’en saisit, l’envoie en l’air et la gobe.
Son bec très fin, long et recourbé lui permet aussi de "véroter" dans les terres meubles.
Elle est essentiellement insectivore, ainsi coléoptères, larves, sauterelles, criquets, limaces, papillon, araignées sont ajoutés au menu.
Son nid assez sommaire dégage une odeur nauséabonde, lié au manque d’entretien et à des glandes situées à la base de la queue.
Cette odeur semble éloigner les éventuels prédateurs.
Décidemment la Huppe fasciée est bien décidée à rester tranquille.
Les jeunes s’émancipent à un mois, la huppe droit devant.
Grande migratrice, elle parcours son chemin de nuit, quittant l’Europe dès les mois d’août-septembre, pour rejoindre les savanes africaines.
Elles reviennent vers les mois de février-mars Ouf !

