
Le savon, rien que du savon.
Le bon vrai savon est d’origine végétale, et non pétrochimique.
Le savon naturel réduit notre production de sebum.
Le sebum est ce qui nous incite à nous laver plus.
Le savon d’autrefois sentait bon, le savon d’autrefois était bien.
Savoir reculer c’est aussi faire preuve d’intelligence.
Reconnaitre et conserver du passé ce qui fonctionne, pourquoi pas ?
La folie du duplicata, et les obsédés de l’emballage ont fait chavirer notre monde dans une course à la nouveauté.
La nouveauté est elle toujours mieux ?
Le gel douche par exemple, ne serait-ce pas la meilleure façon d’écouler un produit savonneux qui contient beaucoup plus d’eau que de savon ?
Incorporer des additifs en tous genre, emballer la bête d’un packaging "forêt tropicale", et le tour est joué.
On vend du rêve, et le rêve fait vendre.
Napoléon menait son armée avec les rêves de ses soldats endormis.
Certains gels douche n’ont rien à envier aux recettes de certaines sorcières :
Correcteur de PH, épaississants, surgraissants, conservateurs anti-microbiens, antioxydants, colorants, tensioactifs issus de gaz toxique, les paraffines, substances éthoxilées, les silicones, peu dégradables, les conservateurs chimiques, comme les parabens, soupçonnés d’être cancérigène...Le joyeux monde de l’industrie chimique.
Distinguons cependant, les savons industriels, dans lesquels des additifs peuvent être ajoutés, des savons "naturels" fait à base de corps alcalins (soude ou potasse) et de corps gras ( graisse ou huile).
Les savons "naturels" sont : Le savon d’Alep ( huile d’olive et de laurier), et le savon de Marseille véritable ( contenant au moins 72% d’huiles végétales).
On sait aujourd’hui que la vie de l’épiderme est en fait un équilibre subtil entre propreté et systèmes bactériens utiles.
Décaper la peau n’a jamais rendu propre, on a toute les chances de la rendre plus sensible aux agressions extérieures, et, comme pour la vie du sol, de rendre les agents parasites plus agressifs.
Le corps, comme la terre, agit et réagit par couches successives, visibles et souterraines.
Toutes les parties sont liées.
Le dialogue que nous entretenons avec notre corps (nos formes, notre odeur, nos cicatrices) est le premier des dialogues, le savon véritable est garant d’une bonne discussion.

