
4 grands principes du jardinage "bio" :
Assurer une bonne plantation.
Ne pas utiliser de pesticides
Ne pas utiliser d’engrais chimiques
Ne pas utiliser de déchets d’animaux (matière organique d’origine bovine notamment)
Assurer une bonne plantation :
Connaître les exigences de votre plante, son exposition, le type de terre, et l’espace dont elle a besoin pour son épanouissement maximal.
Incorporer régulièrement du compost (automne et printemps) à l’aide d’une petite griffe, ces apports aident la plante à se développer sans carence.
La quantité d’engrais naturel est d’environ 5 à 10 litre par mètre carré.
Ne pas utiliser de pesticides :
La lutte contre les ravageurs se fait grâce aux auxiliaires, précieux insectes, larves ou oiseaux qui se chargent de réguler les populations indésirables.
Privilégier donc les abris, les cachettes (tas de bois, haies variées, branchage..) pour ces auxiliaires.
De même les cultures mellifères (plantes à nectar et à pollen), et les baies, font partie du complément alimentaire de ces espèces auxiliaires.
Ainsi de nombreuses plantes odorantes attirent les mangeurs de pucerons : thym, sarriette, menthe, santoline, ortie, ciboulette, céleri, fumeterre, fleurs de sureau, sauge, carotte, bourrache, l’armoise sont d’excellents pièges à puceron.
La capucine prévient l’invasion de puceron car elle est attaquée en premier, l’ail défend les plantes sensibles, le persil repousse les pucerons verts.
D’autres plantes comme l’agastache, la moutarde, les chrysanthèmes attirent certains insectes.
Rappelons que les pesticides tuent indifféremment toutes les populations du jardin.
Il n’est pas rare hélas de tuer de précieuses abeilles, ou coccinelles pendant que les pucerons par exemple deviennent résistants à ce type de traitement.
Ne pas utiliser d’engrais chimiques :
Dans ce cas précis, "chimique" signifie : issus de molécules de synthèse, c’est-à-dire, créer ou isoler artificiellement par la main de l’homme en laboratoire.
Préférer les engrais verts : Planter des espèces qui travaillent le sol, et qui une fois leur cycle achevé, servent de nourriture au sol.
Ainsi moutarde, luzerne, trèfle hybride, trèfle violet.. sont des plantes qui fixent l’azote et le concentre.
À terme, l’apport systématique d’engrais chimique appauvrit le sol, le privant de son équilibre naturel.
Les engrais chimiques agissent comme un dopage, mais ils ne sont en aucun cas des traitements de fond.
Eviter d’utiliser des déchets d’origine animale :
Les fumiers d’origine bovine peuvent contenir des résidus de produits vétérinaires qui se retrouveront dans la plante.
Les engrais "bio" à base d’algues, ou de guano, la poudre d’os, "bio" elle aussi, sont suffisants, on peut y adjoindre un complément minéral.
Le compostage reste très efficace pour les déchets du jardin, les fumiers bovins, les déchets ménagers.
La chaleur dégagée dans la première phase de compostage élimine toutes les bactéries issues des produits vétérinaires ou pesticides.
L’apport de cendre de bois (complément en potassium) et de phosphore assure un complément au tas de compost de déchets verts.
