
À l’heure du ménage, ne nous trompons pas d’alliés.
Beaucoup d’organismes ou d’insectes minuscules nous rendent de gros services, et pour les remercier nous les haïssons.
Nous craignons moins les organismes de crédit pourtant dévastateurs pour beaucoup de foyers.
Les poissons d’argent par exemple, petit insecte privé d’ailes, qui s’installent entre les lattes de plancher ou derrière des livres peu utilisés consomment beaucoup de déchets organiques.
Les pince-oreilles qui de leur vie n’ont jamais pincé d’oreille sont de gros consommateurs de pucerons. Les écraser c’est donner une meilleure chance de survie aux colonies de pucerons déjà protégées par les fourmis qui raffolent de leur miellat (le miellat est une déjection sucrée et collante du puceron une fois la sève ingérée de la plante. Bien souvent le miellat entraîne la fumagine à sa suite, champignon noir qui plombe le feuillage), bref un cycle infernal réguler entre autres par les gentils pince-oreilles.
L’hiver, coccinelles et papillons tentent de survivre au froid en s’abritant où ils peuvent.
Mille-pattes carnivores deviennent gardiens des murs dès la nuit tombée, à la recherche de quelques débris organiques à manger.
Les Cloportes qui aiment les milieux humides s’établissent bien souvent entre les pierres, ils se nourrissent de matières en décomposition.
Les cloportes ne sont pas inutiles.
Ces insectes vont là où n’allons pas, et permettent à nos maisons de se renouveler, ils évitent les odeurs désagréables des débris en décomposition.
Certains insectes restent cependant dangereux pour la maison, principalement les termites (qui aiment le bois), une espèce de petites fourmis rouges qui creusent des galeries dans le bois humide, les capricornes (gros scarabée à corne qui s’attaquent au bois de construction comme au bois vivant, surtout les pins).
Les insecticides tuent les insectes sans se préoccuper de leur rôle. Alors avant d’appuyer sur la gâchette, apprenons au moins à les connaître.
Une maison vivante est une maison saine.

