
Passer de la vie à la mort, et de la mort à la vie, en une nuit c’est possible.
Pas pour nous, mais il semblerait que certains insectes et petits animaux bénéficient de ce privilège.
Ainsi le weta, grillon alpestre de Nouvelle-Zelande, dont le mâle est munis de mandibules effrayantes pour protéger son harem, vit à des altitudes où tout gèle la nuit.
Le weta n’est pas épargné, il se réfugie donc dans un abri, où il gèle lentement, jusqu’au petit matin où après quoi, il dégèle avant de retrouver sa mobilité.
Au Canada, la grenouille des bois, gèle pendant son hibernation. Au moment de geler, la grenouille libère une grande quantité de glucose qui se diffuse dans son sang.
Tout comme le weta, et certaines blattes, la grenouille des bois fabrique des antigels qui n’empêche pas la formation de cristaux de glace mais empêche les cellules d’éclater.
Le lézard vivipare "hibernatus" et l’écureuil arctique peuvent rester souple à -2°C.
Ce phénomène s’appelle "surfusion", il permet de garder un organe en parfait état malgré des températures extrêmement froides. Ce phénomène intéresse sérieusement la médecine dans le domaine des greffes.
Encore une fois la nature nous montre que nous sommes loin d’avoir tout compris, et que nous avons tout intérêt à continuer de la regarder de plus près.

