Jardin

Le coquelicot


Indomptable vagabonde, mi-fleur, mi-papillon

- Grand rescapé des cultures intensives, le coquelicot est bannis des champs à coup de pesticides, on le revoit, envahir des terrains déserté par l’homme, souvent pauvres et caillouteux.
- On utilise le coquelicot, (Papaver rhoeas) pour ses pétales, ses graines, mais rien ne le dompte.
- Ce n’est pas une plante sédentaire qui supporte le bac, le pot, le vase. Il pratique la politique de la terre brûlée. Le cueillir, c’est le tuer. C’est une véritable plante vagabonde.

Le coquelicot a besoin de soleil pour faire étinceller sa danse, et d’un sol sec, bien drainé.
- Il collabore avec le monde pour repeupler des endroits stérilisés, ces endroits deviennent des friches
- Une friche est une reconquête de la vie sur un espace moribond. Papillons et coquelicots rivalisent de gaieté en compagnie de quelques graminées dans ce que la terre porte d’avenir.

Pour avoir des coquelicots, il faut tout simplement favoriser leur venue, en évitant de raser à vif les jeunes pousses de coquelicot disséminées, elles assureront la survivance de cette espèce mystérieuse , à la fois modeste et sophistiquée.

- Son ethymologie, en France, serait issu d’un mot du XVIeme siècle : coquelicoq, lui-même venant de coquerico ou cocorico du coq, dont la crête rouge rappelle la couleur des fleurs du coquelicot. À une époque où il n’était pas rare de voir déambuler les coqs au bord des talus, dans les hautes herbes, la confusion était permise.
- Le coquelicot est utilisé dès l’Antiquité pour favoriser le sommeil, il est ensuite longtemps préconisé dans le traitement des maux de tête. Aujourd’hui on lui reconnait des propriètés calmantes, adoucissantes.


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vendredi 1er février 2008
 
 
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